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  • Post last modified:novembre 30, 2021
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Le développement durable est-il une théorie ou une idéologie pour un monde nouveau ?

Un ensemble de grands objectifs ou de recettes à mettre en œuvre pour répondre à des problèmes clairement identifiés ?

Défini comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre auxl eurs », la notion de développement durable semble aller de soi et faire consensus. Néanmoins l’examen de ses composantes (écologiques, économiques et sociales) montre la complexité des approches et l’ampleur des divergences que ces dernières recèlent.

Le développement durable trouve ses origines au XIXe siècle aux États-Unis notamment dans les travaux de G. Perkins Marsh,historien et linguiste qui dans Man and Nature, identifie les menaces que le capitalisme fait peser sur la nature et ses ressources.

Il est l’inspirateur des écologistes américains. Il a fortement influencé les géographes F. Ratzel et E. Reclus dans leurs analyses des rapports nature/société. Des penseurs protestants anglo-saxons etaméricains (H. Thoreau, J. Muir, A. Leopold), désireux d’échapperaux méfaits de l’industrialisation et de l’urbanisation, insistent sur la protection de la nature, création divine, et soulignent la nécessité de mettre hors de portée des hommes des espaces considérés comme« vierges » et qui évolueront sans présence humaine.

Après les deux guerres mondiales, à la fin des Trente Glorieuses en Europe, apparaissent les conséquences de la croissance économique : pollutions dénoncées par R. Carson, dansun livre choc Le Printemps silencieux, première crise pétrolière. La catastrophe de Tchernobyl, en 1986, pose la question des risques liés à l’énergie nucléaire. En outre, grâce aux satellites envoyés dans l’espace, le caractère fini de la planète Terre apparaît et la notion de « crise globale » dont les sociétés sont responsables voit le jour.

Quelle est la définition du développement durable

Développement : action ou processus consistant à se développer ; croissance; progrès.
Développement durable: développement qui répond aux besoins d’aujourd’hui sans remettre en question la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins.

Le développement durable a trouvé de nombreuses appellations dérivées : développement responsable, RSE ou responsabilité sociale, voire sociétale, des entreprises. Qu’est-ce, au fond, que la
RSE ? C’est « l’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes », indique le Livre vert Promouvoir un cadre européen pour la responsabilité sociale des entreprises,
publié en 2001 par la Commission européenne
.

C’est quoi développement durable en anglais ?

L’expression « développement durable » est la traduction la plus courante (et celle utilisée dans la première traduction en français du Rapport Brundtland) de sustainable development. Elle introduit de
façon plus explicite la notion de durabilité que la traduction littérale, « développement soutenable », de l’expression anglaise.

Nouveaux objectifs du développement durable ODD

Les résultats inégaux et parfois incomplets des recommandations formulées à Rio en 1922, dans le cadre d’Action 21 et 2000 de la Déclaration du Millénaire, ont conduit à l’approbation des chefs d’État et de gouvernement en 2015, lors du Sommet spécial sur le développement durable. Développement, les 17 objectifs de développement durable ou les objectifs mondiaux. Ils sont divisés en 169 sous-objectifs qui composent l’agenda 2030, qui entrera en vigueur en 2016. Il met en évidence les actions futures pour le développement durable autour de cinq thèmes: population, prospérité, planète, paix et partenariat de haut niveau »supervise la mise en œuvre des ODD au sein des Nations Unies.

L’agenda 2030 est un programme universel pour le développement durable dont l’objectif est de transformer le monde en éradiquant la pauvreté et les inégalités, en maîtrisant le changement climatique et la dégradation de l’environnement. Il vise aussi à la prospérité, à la paix et la justice pour tous, à l’horizon 2030. Les 17 objectifs et leurs 169 sous-objectifs (ou cibles) recouvrent l’ensemble des thématiques du développement durable et répondent donc aux défis mondiaux du XXIe siècle, en considérant que tous les pays sont en voie de développement durable, ce qui implique une révision ou une amélioration du modèle de société et du contrat social portés par chacun.

Les 17 objectifs et leurs 169 sous-objectifs couvrent tous les thèmes du développement durable et répondent donc aux défis mondiaux du XXIe siècle, en gardant à l’esprit que tous les pays sont en voie de développement durable; le modèle de société et le contrat social porté par chacun. Ces 17 objectifs sont liés, le succès de l’un dépend du développement des autres.

objectifs de développement durable
Interaction entre les divers objectifs du développement durable et l’ODD 10

Quels sont les 17 objectifs du développement durable ?

 Cliquer ici pour télécharger la présentation succincte de chacun des dix-sept ODD.

Le fondement de l’agenda 2030 est la mise en œuvre des ODD

Il implique un nouveau système de partenariat et de solidarité mondiale associant :

  • les nations,
  • la société civile,
  • les ONG et le secteur privé.

À l’échelle internationale, le Forum politique de haut niveau pour le développement durable (FPHN), qui remplace la commission de développement durable, est la plate-forme centrale des Nations unies pour le suivi et l’examen annuel de l’agenda 2030 et des ODD.

Les membres du forum qui se réunissent tous les ans à New York pendant huit jours procèdent à des revues thématiques et transversales concernant plusieurs ODD, différents chaque année ;chacun des 17 ODD devant avoir été envisagé trois ou quatre fois d’ici 2030.

Pour en savoir plus sur l’agenda 2030 des Nations unies et les ODD, cliquez ici.

Ainsi en 2018, les discussions ont porté sur :

  • l’eau et l’assainissement (ODD6),
  • les énergies propres (ODD7),
  • la ville durable (ODD11),
  • la durabilité des modes de consommation et de production (ODD12),
  • la biodiversité terrestre (ODD15).

Le Forum s’appuie également sur les travaux des commissions techniques du Conseil économique et social, l’un des six organes des Nations Unies traitant des questions de coopération économique, sociale et internationale. Il s’agit également d’éviter l’impact négatif des politiques sectorielles sur d’autres secteurs et de vérifier si les politiques extérieures prennent en compte les objectifs de développement durable des pays bénéficiaires. Afin de suivre la mise en œuvre des objectifs, la Commission de statistique des Nations Unies propose l’utilisation de 232 indicateurs de mesure pour rendre compte des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de développement durable.

objectifs de développement durable
Les 17 Objectifs du développement durable

Inégalités et développement durable

L’ODD10 concerne les inégalités dans le monde, en lien direct avec la santé, l’éducation, la nourriture, les conflits… L’augmentation des inégalités dans le monde entre les plus riches et les plus pauvres(selon les données du Crédit Suisse, les 10 % les plus riches du monde détiennent 86 % de la richesse mondiale alors que la moitié de la population mondiale ne dispose que de 0,5 % de cette richesse et pour l’essentiel ne possède quasiment rien, ou des biens de valeur monétaire presque nulle) risque de mettre en danger la durabilité des économies et plus largement des sociétés.

Cette situation a été aggravée par le développement de l’économie ultralibérale depuis les années 1980-1990 dans les pays occidentaux et au-delà dans le contexte de la mondialisation.Plusieurs pays, aussi bien développés qu’émergents, ont enregistré des taux de croissance économique élevés lors de la libéralisation de leur économie, mais les inégalités des revenus ont rapidement augmenté.Le rapport mondial sur les sciences sociales (2016) souligne que les inégalités sont certes économiques mais aussi politiques, sociales,culturelles, environnementales, spatiales et relatives aux connaissances. Il est donc indispensable de les réduire sinon de les éradiquer pour aboutir à l’objectif de développement durable 2030 :« ne laisser personne de côté ».

Une inégale répartition et une inégale croissance de la population aujourd’hui et dans le futur

Dans les 40 ans à venir, le poids démographique de l’Europe devrait diminuer, celui de l’Amérique du Nord augmenter faiblement tandis que la croissance démographique se concentrera dans les région sen développement, Afrique, Amérique latine et Caraïbes, Asie (hors Japon) et notamment dans une dizaine de pays : Inde, Nigeria,République démocratique du Congo, Pakistan, Éthiopie, Tanzanie,Ouganda, Indonésie, Brésil.

objectifs de développement durable
Pyramide des ages de la population mondiale situation 1970 2015 et projection 2060 Source Ined

L’Inde devrait être le pays le plus peuplé dés 2022, devant la politique démographique dite de l’enfant unique de la Chine. La population indienne continuera de croître au début du 21 siècle, le pays a un taux de fécondité plus élevé que la Chine et le déficit de filles est plus faible. En 2050, l’Asie devrait jouer un rôle important en termes de population. Le poids de l’Afrique subsaharienne continuera d’augmenter, elle représente aujourd’hui un sixième de la population mondiale et devrait atteindre environ 1,6 milliard en 2030 et près de 2,4 milliards en 2050, qui est «le continent de demain» en termes démographiques .

Un fort vieillissement

Les pyramides des âges, montrant la répartition par âge de la population à un moment donné, sont constituées de deux graphiques, un pour chaque sexe, les nombres sont représentés horizontalement et l’âge verticalement.

Dans la pyramide des années 1970, une base importante a prouvé un taux de natalité élevé et un nombre élevé de jeunes, de sorte que la population âgée était assez petite, en 2015 a chuté et a dépassé la pyramide pour même s’étendre.pour être encore plus marquée d’ici 2050, soulignant vieillissement.

En 1950, les personnes âgées représentaient 8 % de la population mondiale. D’ici 2060, environ 2,5 milliards de personnes, soit 22% de la population mondiale, auront plus de 60 ans. Les régions s’opposent à une croissance continue avec des pays affichant des taux de vieillissement très prononcés. Le poids démographique de l’Asie et de l’Afrique ne fera qu’augmenter au cours de l’ajustement au XXIe siècle de «l’équilibre mondial». Quel développement durable peut-on imaginer jusqu’à présent dans de telles conditions, notamment dans les pays vieillissants?

objectifs de développement durable
Population mondiale : état en 2020 et prévision pour 2050

Augmenter les surfaces cultivées ?

Sur les 13 milliards d’hectares de terres émergées, 12 % sont occupés par des cultures, 26 % par des prairies et des pâturages, et 30 % par de la forêt (figure 1). Le solde, 32 %, correspond à des surfaces impropres à
l’agriculture et à la forêt pour des raisons climatiques, topographiques, pédologiques, ou couvertes par les eaux intérieures, ou artificialisées, et/ou fortement anthropisées (villes, étalement urbain, routes…). Entre 1961 et 2007, les surfaces agricoles mondiales ont augmenté de 476 millions d’hectares (ha), au détriment principal des surfaces forestières, qui ont diminué de 400 millions d’ha. Un tiers de cette augmentation a été dédié aux cultures et deux tiers aux prairies et pâturages.

développement durable
Figure. 1 – Répartition des terres émergées mondiales selon leur usage (en %). Source : Base
de données Faostat

Une telle évolution ne touche pas identiquement tous les pays : dans les pays développés, les surfaces allouées aux cultures ont constamment diminué, alors que leur croissance est continue dans les pays en développement.

En s’appuyant sur les caractéristiques agro-climatiques des sols, 4,2 milliards d’ha sont considérés comme des surfaces potentiellement cultivables sur un mode pluvial, dont 1,6 milliard est déjà cultivé. En restreignant les terres potentiellement cultivables aux seules surfaces non encore cultivées, non boisées et localisées dans des zones de densité inférieure à 25 hab/km2 , Fisher et Shah estiment à 445,5 millions d’ha la réserve foncière cultivable.

Cependant, ce potentiel est très inégalement réparti sur la planète : la moitié de ces surfaces est localisée en Afrique subsaharienne, région dont la population risque de doubler d’ici 2050 et dont les ressources sont déjà limitées, et un quart en Amérique latine (figure 2). En dépit des incertitudes dues à l’omission de certains facteurs (besoins des élevages, dégradation des sols, accessibilité des terres, coût de mise en culture, distance aux marchés, préservation de la biodiversité…), ces estimations font ressortir un potentiel allant jusqu’à 1 million d’ha de surfaces cultivables, celui-ci pouvant être augmenté d’un demi-million d’ha si la possibilité de conversion de terres forestières y était intégrée.

développement durable
Figure. 2 – Disponibilité potentielle de terres cultivables, mais non encore cultivées. Fisher et
Shah, 2010

Les Objectifs du Millénaire, pour lutter contre la pauvreté

Pour contrer la pauvreté, la faim et la maladie, la communauté internationale, via l’Organisation des Nations unies (ONU), a adopté en 2000 les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Au nombre de huit, ces objectifs visent, d’ici 2015 : 1) à réduire l’extrême pauvreté et la faim ; 2) à assurer l’éducation primaire pour tous ; 3) à promouvoir l’égalité des sexes ; 4) à réduire la mortalité infantile ; 5) à améliorer la santé maternelle ; 6) à combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies ; 7) à préserver l’environnement ; et 8) à mettre en place un partenariat mondial. Chaque objectif fait l’objet de cibles spécifiques, associées à des indicateurs, afin d’orienter les actions et de les évaluer.

objectifs de développement durable
50 % de la population n’a pas accès à l’eau potable en 2013. © A. Euzen

Par exemple, l’une des ambitions de l’objectif 7, relatif à l’environnement, était de réduire de moitié le pourcentage de la population n’ayant accès ni à un approvisionnement en eau potable ni à des services d’assainissement de base pour 2015. Cette prise de conscience internationale, a été appuyée par la déclaration de l’ONU stipulant que « le droit à une eau potable propre et de qualité et à des installations sanitaires est un droit de l’Homme, indispensable à la pleine jouissance du droit à la vie » (28 juillet 2010).

Cela a favorisé la mise en œuvre de nombreuses actions locales, parfois aidées par des organisations non gouvernementales, qui ont porté leurs fruits ou aide publique au développement pour atteindre ces objectifs. En effet, selon un rapport de l’UNICEF – OMS, paru en 2012, il semblerait que dès la fin de l’année 2010, 89 % de la population mondiale utilisait de meilleures sources en eau, réalisant ainsi l’objectif avant l’échéance. En revanche, seulement 63 % des êtres humains avaient accès à un assainissement correct, bien loin des 75 % attendus.

Quel sont Les trois 3 axes piliers du développement durable ?

Dès 1977, la « règle de Hartwik », adoptée par les économistes néoclassiques et au-delà, prenait pour critère d’optimalité la constance de la consommation humaine par tête et énonçait que si les rentes prélevées sur le « capital » naturel étaient systématiquement réinvesties pour produire du capital artificiel permettant de remplacer les ressources épuisées, la consommation humaine resterait constante.

Que la constance de la consommation humaine puisse être le seul critère de jugement de la durabilité, que du capital artificiel puisse remplacer des populations sauvages bien vivantes ailleurs que dans des fonctions de production, tout cela invitait à s’inquiéter pour une discipline pour laquelle les faits réels sont tenus de rendre compte des théories, et non l’inverse.

Après le sommet de Rio de Janeiro en 1992, et pour la majorité des chercheurs impliqués dans les questions environnementales, la réflexion ne pouvait se limiter au couple économie-environnement et devait inclure les réalités sociales. Il s’agissait là d’une position éthique et méthodologique.

Mais, dans un contexte de diffusion de l’idée que le capital artificiel et le « capital » naturel seraient substituables, une proposition méthodologique s’est transformée en pseudo-réalité : le développement durable serait constitué de trois piliers : environnemental, économique et social.

Ces trois piliers étant posés comme équivalents (commensurables) et substituables, ils pouvaient le devenir en valeur. Et, sorti de la sphère des économistes professionnels pour être adopté par le monde des affaires, le développement durable justifiait de proposer qu’une diminution d’un des piliers puisse être compensée par une augmentation d’un autre, les trois étant exprimés en valeur (article controversé de Constanza et al. dans Nature, The Value of the World’s Ecosystem Services and Natural Capital, 1997).

Léon Walras (1834-1910), aux origines de l’économie néoclassique, définissait déjà l’économie comme constituée des « relations entre les hommes à propos des choses ». Il affirmait, ainsi, non seulement que l’économie est en lien avec le social, mais qu’elle est elle-même constituée de relations sociales. Il est donc faux de penser l’économie comme un pilier substituable au social dont il fait partie.

Le volet écologique – Environnement

Il pose la question de la gestion de la nature. Faut-il la soustraire à toute action humaine ? Peut-on l’utiliser et comment ? Des réponses données à ces questions dépendent des modes de gestion différents.

L’approche environnementale du développement durable doit se détacher de toute analyse fixiste, se garder de tout déterminisme et reconnaître aux sociétés la possibilité d’utiliser les ressources, de gérer la nature en gardant à l’esprit leur durabilité (E. Reclus, M. Sorre).

Le volet économique

Le développement durable est apparu dans une période de désindustrialisation et de financiarisation des économies occidentales, de remise en cause de l’État. La durabilité forte considère que l’usage des ressources non renouvelables doit être réduit au maximum afin de préserver celles-ci pour les générations futures.

Les adeptes de la « durabilité forte » s’opposent au système économique dominant basé sur la croissance, système qui ne peut être durable puisqu’il menace son support écologique. Poussée à l’extrême, cette approche rejoint la décroissance (I. Illich, N. Georgescu-Roegen).

Le volet social

L’équité territoriale, environnementale et sociale, intra- et intergénérationnelle, constitue l’un des objectifs du développement durable. Elle suppose la distribution équitable des coûts et des avantages du développement entre les riches et les pauvres et entre les générations. Elle implique que chacun ait la possibilité de satisfaire ses besoins essentiels et puisse disposer des droits fondamentaux de vie.

Quels sont les 4 principes fondamentaux – piliers du développement durable ?

La durabilité humaine

La durabilité humaine vise à maintenir et à améliorer le capital humain de la société. Les investissements dans les systèmes de santé et d’éducation, l’accès aux services, la nutrition, les connaissances et les compétences sont autant de programmes relevant de la durabilité humaine. Les ressources naturelles et les espaces disponibles sont limités et il est nécessaire d’équilibrer une croissance continue avec des améliorations de la santé et la réalisation du bien-être économique pour tous.

Dans le contexte des affaires, une organisation se considérera comme un membre de la société et promouvra des valeurs commerciales qui respectent le capital humain. La durabilité humaine se concentre sur l’importance de toute personne directement ou indirectement impliquée dans la fabrication de produits, ou la fourniture de services ou de parties prenantes plus larges (le capital humain de l’organisation) (Benn et al., 2014).

Durabilité sociale

La durabilité sociale vise à préserver le capital social en investissant et en créant des services qui constituent le cadre de notre société. Le concept tient compte d’une vision plus large du monde en relation avec les communautés, les cultures et la mondialisation. Il signifie préserver les générations futures et reconnaître que ce que nous faisons peut avoir un impact sur les autres et sur le monde.

La durabilité sociale se concentre sur le maintien et l’amélioration de la qualité sociale avec des concepts tels que la cohésion, la réciprocité et l’honnêteté et l’importance des relations entre les personnes. Elle peut être encouragée et soutenue par des lois, des informations et des idées partagées d’égalité et de droits. La durabilité sociale intègre l’idée de développement durable telle que définie par les objectifs de développement durable des Nations unies.

Le principe du développement durable concerne l’amélioration sociale et économique qui protège l’environnement et soutient l’égalité, et donc l’économie et la société et le système écologique sont mutuellement dépendants (Diesendorf, 2000).

Durabilité économique

La durabilité économique vise à maintenir le capital intact. Si la durabilité sociale se concentre sur l’amélioration de l’égalité sociale, la durabilité économique vise à améliorer le niveau de vie. Dans le contexte des entreprises, elle fait référence à l’utilisation efficace des actifs pour maintenir la rentabilité de l’entreprise dans le temps. Comme le déclare le gouvernement britannique (Rapport annuel 2000, janvier 2001) :

« Le maintien de niveaux élevés et stables de croissance économique est l’un des objectifs clés du développement durable. Abandonner la croissance économique n’est pas une option. Mais le développement durable ne se limite pas à la croissance économique. La qualité de la croissance compte autant que sa quantité. »

Durabilité environnementale

La durabilité environnementale vise à améliorer le bien-être humain par la protection du capital naturel (par exemple, la terre, l’air, l’eau, les minéraux, etc.) Les initiatives et les programmes sont définis comme durables sur le plan environnemental lorsqu’ils garantissent que les besoins de la population sont satisfaits sans risquer de compromettre les besoins des générations futures.

La durabilité environnementale, telle que décrite par Dunphy, Benveniste, Griffiths et Sutton (2000), met l’accent sur la manière dont les entreprises peuvent obtenir des résultats économiques positifs sans nuire, à court ou à long terme, à l’environnement. Selon Dunphy et al. (2000), une entreprise écologiquement durable cherche à intégrer les quatre piliers de la durabilité et, pour atteindre cet objectif, chacun d’eux doit être traité de manière égale.

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