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  • Post published:juin 4, 2021
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Les 3 piliers du développement durable sont l’environnement, l’économie et la société. Ces 3 piliers sont étroitement liés et doivent être pris en compte de manière intégrée pour permettre un développement durable.

Après les deux guerres mondiales, à la fin des Trente Glorieuses en Europe, apparaissent les conséquences de la croissance économique : pollutions dénoncées par R. Carson, dan sun livre choc Le Printemps silencieux, première crise pétrolière. La catastrophe de Tchernobyl, en 1986, pose la question des risques liés à l’énergie nucléaire.

En outre, grâce aux satellites envoyés dans l’espace, le caractère fini de la planète Terre apparaît et la notion de « crise globale » dont les sociétés sont responsables voit le jour.

Quelle est la définition du développement durable RSE

Développement : action ou processus consistant à se développer ; croissance; progrès.

Développement durable : développement qui répond aux besoins d’aujourd’hui sans remettre en question la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins.

Le développement durable a trouvé de nombreuses appellations dérivées : développement responsable, RSE ou responsabilité sociale, voire sociétale, des entreprises.

Qu’est-ce, au fond, que la RSE ?

C’est « l’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes », indique le Livre vert Promouvoir un cadre européen pour la responsabilité sociale des entreprises, publié en 2001 par la Commission européenne.

C’est quoi développement durable en anglais ?

L’expression « développement durable » est la traduction la plus courante (elle apparait pour la première fois dans le rapport Brundtlanddans en 1987 traduit en français) de sustainable development.

Elle introduit de façon plus explicite la notion de durabilité que la traduction littérale, « développement soutenable », de l’expression anglaise.

Quels sont les 17 objectifs du développement durable ?

 Cliquer ici pour télécharger la présentation succincte de chacun des dix-sept ODD.

Quel sont Les trois 3 axes piliers du développement durable ?

Dès 1977, la « règle de Hartwik », adoptée par les économistes néoclassiques et au-delà, prenait pour critère d’optimalité la constance de la consommation humaine par tête et énonçait que si les rentes prélevées sur le « capital » naturel étaient systématiquement réinvesties pour produire du capital artificiel permettant de remplacer les ressources épuisées, la consommation humaine resterait constante.

Que la constance de la consommation humaine puisse être le seul critère de jugement de la durabilité, que du capital artificiel puisse remplacer des populations sauvages bien vivantes ailleurs que dans des fonctions de production, tout cela invitait à s’inquiéter pour une discipline pour laquelle les faits réels sont tenus de rendre compte des théories, et non l’inverse.

Après le sommet de Rio de Janeiro en 1992, et pour la majorité des chercheurs impliqués dans les questions environnementales, la réflexion ne pouvait se limiter au couple économie-environnement et devait inclure les réalités sociales. Il s’agissait là d’une position éthique et méthodologique.

Mais, dans un contexte de diffusion de l’idée que le capital artificiel et le « capital » naturel seraient substituables, une proposition méthodologique s’est transformée en pseudo-réalité : le développement durable serait constitué de trois piliers : environnemental, économique et social.

Ces trois piliers étant posés comme équivalents (commensurables) et substituables, ils pouvaient le devenir en valeur. Et, sorti de la sphère des économistes professionnels pour être adopté par le monde des affaires, le développement durable justifiait de proposer qu’une diminution d’un des piliers puisse être compensée par une augmentation d’un autre, les trois étant exprimés en valeur (article controversé de Constanza et al. dans Nature, The Value of the World’s Ecosystem Services and Natural Capital, 1997).

Léon Walras (1834-1910), aux origines de l’économie néoclassique, définissait déjà l’économie comme constituée des « relations entre les hommes à propos des choses ». Il affirmait, ainsi, non seulement que l’économie est en lien avec le social, mais qu’elle est elle-même constituée de relations sociales. Il est donc faux de penser l’économie comme un pilier substituable au social dont il fait partie.

Les enjeux environnementaux, Lesenjeuxéconomiques, Les enjeuxs ociauxetéthiques.

Ces 3 enjeux sont intimementliés dans lecadre du DD:

Enjeux écologiques – Environnementaux

Il pose la question de la gestion de la nature. Faut-il la soustraire à toute action humaine ? Peut-on l’utiliser et comment ? Des réponses données à ces questions dépendent des modes de gestion différents.

L’approche environnementale du développement durable doit se détacher de toute analyse fixiste, se garder de tout déterminisme et reconnaître aux sociétés la possibilité d’utiliser les ressources, de gérer la nature en gardant à l’esprit leur durabilité (E. Reclus, M. Sorre).

Enjeux économiques

Le développement durable est apparu dans une période de désindustrialisation et de financiarisation des économies occidentales, de remise en cause de l’État. La durabilité forte considère que l’usage des ressources non renouvelables doit être réduit au maximum afin de préserver celles-ci pour les générations futures.

Les adeptes de la « durabilité forte » s’opposent au système économique dominant basé sur la croissance, système qui ne peut être durable puisqu’il menace son support écologique. Poussée à l’extrême, cette approche rejoint la décroissance (I. Illich, N. Georgescu-Roegen).

Enjeux sociaux et étiques

L’équité territoriale, environnementale et sociale, intra- et intergénérationnelle, constitue l’un des objectifs du développement durable.

Elle suppose la distribution équitable des coûts et des avantages du développement entre les riches et les pauvres et entre les générations. Elle implique que chacun ait la possibilité de satisfaire ses besoins essentiels et puisse disposer des droits fondamentaux de vie.

Quels sont les 4 principes fondamentaux – piliers du développement durable ?

La durabilité humaine

La durabilité humaine vise à maintenir et à améliorer le capital humain de la société. Les investissements dans les systèmes de santé et d’éducation, l’accès aux services, la nutrition, les connaissances et les compétences sont autant de programmes relevant de la durabilité humaine.

Les ressources naturelles et les espaces disponibles sont limités et il est nécessaire d’équilibrer une croissance continue avec des améliorations de la santé et la réalisation du bien-être économique pour tous.

Dans le contexte des affaires, une organisation se considérera comme un membre de la société et promouvra des valeurs commerciales qui respectent le capital humain. La durabilité humaine se concentre sur l’importance de toute personne directement ou indirectement impliquée dans la fabrication de produits, ou la fourniture de services ou de parties prenantes plus larges (le capital humain de l’organisation) (Benn et al., 2014).

Durabilité sociale

La durabilité sociale vise à préserver le capital social en investissant et en créant des services qui constituent le cadre de notre société. Le concept tient compte d’une vision plus large du monde en relation avec les communautés, les cultures et la mondialisation. Il signifie préserver les générations futures et reconnaître que ce que nous faisons peut avoir un impact sur les autres et sur le monde.

La durabilité sociale se concentre sur le maintien et l’amélioration de la qualité sociale avec des concepts tels que la cohésion, la réciprocité et l’honnêteté et l’importance des relations entre les personnes. Elle peut être encouragée et soutenue par des lois, des informations et des idées partagées d’égalité et de droits. La durabilité sociale intègre l’idée de développement durable telle que définie par les objectifs de développement durable des Nations unies.

Le principe du développement durable concerne l’amélioration sociale et économique qui protège l’environnement et soutient l’égalité, et donc l’économie et la société et le système écologique sont mutuellement dépendants (Diesendorf, 2000).

Durabilité économique

La durabilité économique vise à maintenir le capital intact. Si la durabilité sociale se concentre sur l’amélioration de l’égalité sociale, la durabilité économique vise à améliorer le niveau de vie. Dans le contexte des entreprises, elle fait référence à l’utilisation efficace des actifs pour maintenir la rentabilité de l’entreprise dans le temps. Comme le déclare le gouvernement britannique (Rapport annuel 2000, janvier 2001) :

« Le maintien de niveaux élevés et stables de croissance économique est l’un des objectifs clés du développement durable. Abandonner la croissance économique n’est pas une option. Mais le développement durable ne se limite pas à la croissance économique. La qualité de la croissance compte autant que sa quantité. »

Durabilité environnementale

La durabilité environnementale vise à améliorer le bien-être humain par la protection du capital naturel (par exemple, la terre, l’air, l’eau, les minéraux, etc.) Les initiatives et les programmes sont définis comme durables sur le plan environnemental lorsqu’ils garantissent que les besoins de la population sont satisfaits sans risquer de compromettre les besoins des générations futures.

La durabilité environnementale, telle que décrite par Dunphy, Benveniste, Griffiths et Sutton (2000), met l’accent sur la manière dont les entreprises peuvent obtenir des résultats économiques positifs sans nuire, à court ou à long terme, à l’environnement. Selon Dunphy et al. (2000), une entreprise écologiquement durable cherche à intégrer les quatre piliers de la durabilité et, pour atteindre cet objectif, chacun d’eux doit être traité de manière égale.

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Laghouati Mohame El Amine Ingénieur d'état