Qu’est-ce Que La RSE ( la responsabilité sociale des entreprises) ?

La responsabilité sociale des entreprises, ou RSE, est un concept clé dans le monde des affaires d’aujourd’hui. Elle englobe les pratiques mises en place par les entreprises pour respecter les enjeux sociaux et environnementaux. Allant des initiatives durables à la participation à la collectivité, la RSE conjugue performance économique, sociale et environnementale. C’est un véritable engagement, un devoir de rendre compte de ses actes.

C’est quoi la responsabilité sociale des entreprises ?

C’est la mise en pratique du développement durable à l’échelle de l’entreprise. Elle consiste, pour ces dernières, à faire des efforts pour la protection de l’environnement et à prendre des initiatives dans le domaine social.

La Responsabilité Sociétale Des Entreprises

Définition des concepts

  • La responsabilité sociale des entreprises (RSE) fait référence à la responsabilité qu’elles s’imposent envers la société, et qui affecte donc l’environnement, l’économie, les relations avec les employés et l’éthique de la concurrence. De nombreuses entreprises utilisent les réglementations internes de RSE comme une sorte de boussole morale pour influencer positivement le développement éthique de l’entreprise. Une RSE positive offre également de nombreux avantages économiques.
  • L a notion de (RSE) a pour origine la locution anglo-américaine « corporate social responsiblity », apparue dans les années 1950 aux Etats-Unis
  • Le développement durable est un mode d’organisation de la société pour répondre le plus efficacement possible aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. C’est l’amélioration des performances d’une société pour la rendre stable dans le temps. 

Histoire de la responsabilité sociale des entreprises

La notion de responsabilité sociale de l’entreprise, née aux États-Unis, est avant tout un concept provenant du milieu des affaires dans un contexte de capitalisme de marché. Cela ne constitue guère une nouveauté, puisqu’en remontant dans l’histoire, des entrepreneurs dits progressistes avaient déjà envisagé dès le XIXe siècle, aux États-Unis et en fondant la National Civic Federation, de faire des entreprises des institutions sociales, mais sans obtenir le succès attendu. Historiquement, le paternalisme a constitué jusqu’au milieu du XXe siècle une forme implicite de responsabilité sociale d’entreprise, le mode de gestion paternaliste de la main-d’œuvre confiant au patronat la responsabilité de la prise en charge des salariés et de leurs familles «de la naissance à la mort ».

On avance que pour prévenir tout mouvement de contestation susceptible d’émaner des travailleurs, le patronat a eu recours à la prise en charge de l’éducation des enfants de ces derniers ainsi que, même minimalement, de leurs soins de santé, en plus de faire des distributions charitables. 

Les outils de la RSE aujourd’hui

Pour poursuivre ces objectifs, de nombreux outils se développent dans cette période pour permettre aux entreprises de mieux quantifier leurs performances et leurs actions en matière de développement durable. Par exemple, les entreprises utilisent désormais l’ACV (Analyse de Cycle de Vie) pour quantifier leurs émissions de gaz à effet de serre et leurs impacts sur l’environnement. D’autres outils se développent pour mieux prendre en compte les attentes des parties prenantes, pour mieux communiquer, de façon plus responsable. 

Quels sont les 3 piliers principaux de la responsabilité sociétale des entreprises RSE ?

Le pilier environnemental :

parmi les priorités environnementales se trouvent la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le recyclage, et le recours aux énergies renouvelables. Les entreprises soucieuses de réduire leur impact sur l’environnement peuvent ainsi signer des partenariats avec des fournisseurs et sous-traitants eux-mêmes responsables, notamment en matière de traitement des déchets.

Le pilier social :

c’est l’un des aspects les plus importants de la responsabilité sociale des entreprises, au point que l’on parle aussi de Responsabilité sociale des entreprises. Il rassemble des problématiques telles que la santé, l’éducation, le bien-être, le respect des droits de l’Homme, etc.

Le pilier économique :

une entreprise RSE soutient l’économie locale en se fournissant auprès d’organismes locaux dans la mesure du possible et en investissant dans sa région. Elle fait aussi preuve de transparence auprès de ses investisseurs et de ses clients.

Comment mettre en place une démarche RSE dans une entreprise ?

Pour mettre en place une démarche RSE dans une entreprise, il faut d’abord comprendre ce qu’est la la responsabilité sociale des entreprises, ses piliers, enjeux et avantages. Il sera ensuite nécessaire de nommer un responsable RSE qui pourra gérer la mise en place et la gestion de cette démarche. Une analyse de la situation de l’entreprise est également essentielle pour cibler les besoins éthiques, les questions centrales, les mesures existantes, mais aussi les risques à anticiper. Cette démarche peut se faire en interne ou via des cabinets de conseil spécialisés en RSE.

Les étapes suivantes peuvent varier en fonction du secteur et du territoire de l’entreprise, mais elles peuvent inclure :

Désigner un responsable RSE

Embaucher un spécialiste, former une équipe dédiée permettra de mener le projet de manière cohérente sur la durée. 

Faire un diagnostic

cela permettra d’identifier où en est l’entreprise et quelles sont les actions RSE à mettre en place

Impliquer les collaborateurs, clients et fournisseurs

la la responsabilité sociale des entreprises est une démarche collaborative. Vous réussirez mieux son implémentation en demandant l’avis de vos contacts sur les actions à mener en priorité

Communiquer et assurer un suivi 

communiquez sur le sujet, analysez les résultats de vos actions afin de vérifier qu’elles fonctionnent et, si ce n’est pas le cas, adaptez-les.

Outre les bénéfices liés à la protection de l’environnement, la mise en place d’une démarche RSE dans l’entreprise lui permet d’attirer de nouveaux cadres et de fidéliser ceux déjà en poste en travaillant sur sa marque employeur.

les nouveaux talents ont à cœur d’être associés à des marques dont l’image est positive et reconnues pour les valeurs morales qu’elles portent (Choisir son nouvel employeur en fonction de ses valeurs morales).

Les enjeux de la responsabilité sociale des entreprises aujourd’hui

A l’heure actuelle, elle est en pleine évolution. Les entreprises cherchent à définir de nouveaux moyens d’agir pour le développement durable, afin d’améliorer leurs performances et aussi leur image. La RSE profite également des évolutions technologiques et économiques et elle est donc susceptible de changer très rapidement. On peut tout de même définir certaines tendances.

Quel lien entre Développement Durable et Responsabilité Sociétale?

Le développement durable répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Il couvre trois dimensions: économique, sociale et environnementale. La responsabilité sociétale est la contribution des organisations au développement durable. Elle se traduit par la volonté de l’organisation d’assumer la responsabilité des impacts de ses décisions et activités sur la société et sur l’environnement et d’en rendre compte. 

Tendances pour le business durable

1 – L’empreinte environnementale du transport maritime

Le transport maritime pose aussi certains problèmes environnementaux : dioxyde de souffre, particules fines… Il y a donc un vrai enjeu à réfléchir à la réduction de cette empreinte environnementale, notamment par l’optimisation des moteurs et des carburants. Un chantier qui concerne pratiquement toute l’économie mondiale car plus de 95% des marchandises mondiales sont transportées par cargo.

2 – Les « Nature-based » solutions

Utiliser les propriétés de la nature pour produire un impact positif sur l’environnement ? C’est l’idée derrière beaucoup de projets simples comme la reforestation, ou même le biomimétisme. Et c’est appelé à se développer dans les prochaines années ! Une étude menée par l’Université de l’Ohio a montré par exemple qu’il était plus efficace d’utiliser la végétation pour dépolluer les villes que d’utiliser des systèmes technologiques. Les applications des solutions « naturelles » sont vastes : des algues pour produire de l’énergie, des bactéries pour détruire les plastiques, des méthodes de gestion des sols pour restaurer la qualité organique des sous-sols et stocker du carbone…

3 – La question du dernier kilomètre

Pour pratiquement toutes les entreprises, la question du « dernier kilomètre » se pose. Le dernier kilomètre, c’est ce dernier trajet qui permet au consommateur d’acheter le service ou le produit. Que ce soit le trajet jusqu’au magasin ou la livraison à domicile, ce dernier kilomètre est souvent réalisé dans des petits véhicules, qui ne permettent donc pas les économies d’échelle des cargos ou des grands transporteurs. Il polluent donc plus par unité de marchandise transportée ! Il y a donc un grand défi à relever pour décarboner cette partie importante de la chaîne de production / distribution.

Comment livrer mieux, et avec moins de CO2 ? Comment permettre au consommateur d’accéder à son produit de la façon la plus écolo possible ? Un vrai challenge pour la logistique.

4 – Le stockage du carbone

Il y a de nombreuses raisons d’être sceptique des technologies de stockage du carbone. Dans l’état actuel des connaissances techniques, elles émettent souvent plus de CO2 qu’elles n’en absorbent à cause de leurs grands besoins en énergie. Mais selon le GIEC, nous n’attendrons pas les objectifs climatiques sans stocker au moins une partie de l’excès de CO2 que nous avons jusqu’ici émis dans l’atmosphère. Alors il va falloir trouver des solutions : développer des technologies à base d’énergie propre, améliorer l’efficience des processus de stockage.

5 – L’élargissement du reporting du risque climatique

Ces dernières années, et les feux en Australie en sont témoins, on a commencé à prendre conscience que le réchauffement climatique commençait à avoir des conséquences réelles sur les sociétés. Catastrophes naturelles, productivité dégradée, infrastructures affectées : les différents aléas climatiques se multiplient. Et on commence aujourd’hui à s’interroger sur une manière d’intégrer ces aléas et les dégâts qu’ils causent dans les reporting du risque climatique. C’est notamment un défi pour les compagnies d’assurance, les banques et les investisseurs. La commission européenne travaille sur des régulations à propos des reporting climatiques et du management du risque climatique dans le cadre de son initiative de financement d’une économie européenne durable.

6 – Les alternatives à la viande

Les débats sur la viande et son impact environnemental n’en finissent pas d’agiter la société. Et pendant ce temps, les entreprises se positionnent sur le créneau en investissant les alternatives végétales à la viande : des substituts végétaux, de la viande cultivée en laboratoire, des mycoprotéines cultivées sous-serre… Les innovations dans ce domaine se multiplient. Alors évidemment, il est aujourd’hui difficile de proposer des alternatives végétales à la viande qui soient à la fois aussi nutritives et compétitives que la viande. Mais les industriels planchent sur le sujet. Pour l’agro-alimentaire, c’est certainement un des gros défis de l’année, et probablement de la décennie, étant donné l’ampleur des tendances végétariennes ou véganes sur les marchés.

7 – IA et Big Data dans le reporting Cela fait maintenant 2 décennies que les entreprises pratiquent le reporting obligatoire sur les enjeux non-financiers. En France, le phénomène date des lois NRE de 2001. Depuis, les cadres, les outils, les référentiels ont bien évolué. Mais le principe est toujours le même : c’est un travail comptable. Il faut compter, mesurer, additionner, comparer.

Les départements RSE le savent bien, le moment du reporting est toujours compliqué. Mais ces dernières années, des outils un peu plus modernes ont commencé à se développer : à partir de l’Intelligence Artificielle, du Big Data ou des technologies blockchain, il est désormais plus facile d’automatiser les processus de reporting. Comment mesurer précisément l’impact carbone du transport d’un produit par exemple ? En le traçant grâce aux dispositifs de blockchain et en automatisant le calcul grâce à des outils de gestion de données.

Les norme de la responsabilité sociétale

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Les Norme De La Responsabilité Sociétale

La norme ISO 26000 est un standard international majeur pour la responsabilité sociétale des entreprises. Elle a été élaborée à travers une collaboration d’experts de plus de 99 pays et 42 organisations internationales. Cette norme fournit des lignes directrices claires pour la mise en place de démarches RSE au sein des organisations.

  • Applicable en France depuis novembre 2010, elle couvre divers aspects de la responsabilité sociétale.
  • Elle insiste sur l’intégration volontaire des préoccupations sociales et environnementales dans les activités commerciales et les relations avec les parties prenantes.
  • La norme ISO 26000 identifie 7 principes clés de la RSE : la responsabilité de rendre compte, la transparence, le comportement éthique, le respect des intérêts des parties prenantes, le respect du principe de laïcité, le respect des normes internationales de comportement, et le respect des droits de l’Homme.

Les entreprises qui s’engagent à fonctionner de manière socialement responsable trouveront ISO 26000 comme un référentiel incontournable.

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