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  • Post published:décembre 5, 2020
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  • Post last modified:mai 24, 2022
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Le changement climatique est un sujet d’inquiétude croissant pour les scientifiques et les décideurs politiques à travers le monde. Les preuves de plus en plus alarmantes montrent que le climat de la planète est en train de se modifier rapidement, et que ces changements ont des répercussions importantes sur la vie humaine et naturelle.

Les causes du changement climatique sont multiples, mais elles ont toutes un lien avec l’activité humaine. La production de gaz à effet de serre, tels que le dioxyde de carbone et le méthane, est une cause majeure du changement climatique. Ces gaz se trouvent naturellement dans l’atmosphère, mais les activités humaines, telles que la combustion de combustibles fossiles, en ont augmenté les concentrations de manière significative.

Les répercussions du changement climatique sont déjà perceptibles, et selon les projections, elles ne feront qu’empirer si nous n’agissons pas rapidement. Les scientifiques estiment que, sans action significative pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, le monde sera confronté à une hausse de la température moyenne de 2 degrés Celsius d’ici la fin du siècle. Cela peut sembler peu, mais cela aura des conséquences majeures sur l’environnement et la vie humaine. La hausse des températures entraînera la fonte des glaciers, la hausse du niveau des mers, des incendies de forêt plus fréquents et des épidémies de maladies transmises par les insectes.

Les changements climatiques auront également des répercussions économiques importantes. Les pays en développement, qui sont les moins bien équipés pour faire face aux changements climatiques, seront les plus touchés. Les inondations, les sécheresses et autres catastrophes naturelles provoquées par le changement climatique pourraient entraîner des perturbations majeures des chaînes d’approvisionnement alimentaire et d’autres industries, entraînant des perturbations économiques mondiales.

Il est important de noter que le changement climatique n’est pas un phénomène nouveau. Les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ont été en hausse constante depuis le milieu du 19 ème siècle, à mesure que l’activité humaine a augmenté. Cependant, la vitesse à laquelle le climat de la planète est en train de changer est sans précédent, et nous sommes maintenant confrontés à une crise climatique mondiale. Si nous voulons éviter les pires impacts du changement climatique, nous devons agir rapidement et de manière significative pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Qu’est-ce que le rechauffement climatique ?

Le changement climatique est une modification à long terme des régimes météorologiques moyens qui définissent les climats locaux, régionaux et mondiaux de la Terre. Ces changements ont un large éventail d’effets observés qui sont synonymes de ce terme.

Il est un dérèglement global du climat dû aux activités humaines, en particulier à la production de gaz à effet de serre. Les gaz à effet de serre agissent comme une couverture qui empêche le rayonnement infrarouge de la Terre de s’échapper dans l’espace, ce qui entraîne un réchauffement de la planète. Les principaux gaz à effet de serre sont le dioxyde de carbone, le méthane et l’oxyde nitreux. Le changement climatique a des effets sur la biosphère et sur les écosystèmes, ainsi que sur la vie humaine. Il est à l’origine de phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les ouragans, les inondations, les sécheresses et les vagues de chaleur. Le changement climatique peut également entraîner une augmentation du niveau des mers, une diminution de la qualité de l’air et de l’eau, et une perte de la biodiversité.

Les changements observés dans le climat de la Terre depuis le début du 20e siècle sont principalement dus aux activités humaines, en particulier la combustion de combustibles fossiles, qui augmente les niveaux de gaz à effet de serre dans l’atmosphère terrestre, ce qui a pour effet d’élever la température moyenne de la surface de la Terre.

Ces augmentations de température d’origine humaine sont communément appelées réchauffement de la planète. Les processus naturels peuvent également contribuer au changement climatique, notamment la variabilité interne (par exemple, les schémas océaniques cycliques comme El Niño, La Niña et l’oscillation décennale du Pacifique) et les forçages externes (par exemple, l’activité volcanique, les changements dans la production d’énergie du Soleil, les variations de l’orbite de la Terre).

Les scientifiques utilisent des observations depuis le sol, l’air et l’espace, ainsi que des modèles théoriques, pour surveiller et étudier les changements climatiques passés, présents et futurs. Les enregistrements de données climatiques fournissent des preuves des indicateurs clés du changement climatique, tels que l’augmentation de la température globale des terres et des océans, l’élévation du niveau des mers, la perte de glace aux pôles de la Terre et dans les glaciers de montagne, les changements de fréquence et de gravité des phénomènes météorologiques extrêmes tels que les ouragans, les vagues de chaleur, les incendies de forêt, les sécheresses, les inondations et les précipitations, ainsi que les changements de couverture nuageuse et végétale, pour n’en citer que quelques-uns.

Quelles sont les causes du changement climatique dans le monde ?

Le changement climatique est dû à l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Ces gaz agissent comme une couverture qui empêche la chaleur de s’échapper de la Terre, ce qui entraîne une augmentation de la température moyenne de la planète. Les gaz à effet de serre sont produits par de nombreuses activités humaines, notamment la combustion de combustibles fossiles pour produire de l’énergie, le raffinage des pétroliers et les processus industriels. La déforestation est également une cause importante du changement climatique, car les arbres absorbent les gaz à effet de serre et produisent de l’oxygène. La perte d’arbres entraîne une augmentation des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Quelle sont les conséquence changement climatique ?

Le changement climatique est définie comme un changement dans le climat de la Terre qui est attribué à l’homme et qui persiste pendant au moins une période de trente ans.1 Les effets du changement climatique sont multiples et variés, et touchent à la fois l’environnement et la société.

Au niveau environnemental, le changement climatique provoque des changements dans les patterns météorologiques, entraînant des températures plus élevées, des précipitations plus fréquentes et/ou plus intenses, et des changements dans les saisons. Ces changements climatiques peuvent avoir des effets directs sur les écosystèmes, en perturbant les cycles naturels et en mettant les espèces en danger. Par exemple, les températures plus élevées peuvent favoriser la propagation des maladies vectorielles, comme le paludisme, et entraîner une élévation du niveau des mers, mettant en danger les habitats côtiers et les îles.

Au niveau social, le changement climatique a des répercussions sur les populations et les communautés, en particulier celles qui sont déjà vulnérables. Les effets du changement climatique peuvent entraîner une augmentation des conflits, de la migration forcée, et une deterioration de la santé et du bien-être. Les personnes vulnérables, comme les enfants, les personnes âgées, les personnes handicapées, et les personnes vivant dans les pays en développement, sont particulièrement exposées aux risques du changement climatique.

Le changement climatique est un défi majeur pour l’humanité, et ses effets sont déjà visibles. Les scientifiques estiment que pour limiter les effets néfastes du changement climatique, il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de manière significative. Les efforts internationaux visant à lutter contre le changement climatique, comme l’Accord de Paris sur le climat, sont donc essentiels pour préserver la planète et ses habitants.

Lutter Contre Le Réchauffement Climatique

Jamais les actions à mener pour lutter contre le changement climatique n’ont été d’une telle urgence et d’une telle ampleur. Pourtant, les engagements pris par les pays pour parvenir à la neutralité en gaz à effet de serre d’ici le milieu du siècle, qui constituaient un bon début, sont encore insuffisants au vu des objectifs climatiques à atteindre. Les impacts du changement climatique poussent les systèmes naturels de notre planète à leur limite ; des vies et des moyens de subsistance sont en hazard. Nous nous approchons dangereusement des points de basculement qui entraîneront des modifications à grande échelle, non linéaires et irréversibles du système climatique.

Quelles sont les solutions pour lutter contre le changement climatique ?

Il y a plusieurs solutions pour lutter contre le changement climatique. La plus évidente est de réduire les émissions de gaz à effet de serre, ce qui peut être accompli en investissant dans les énergies renouvelables, en améliorant l’efficacité énergétique et en réduisant la consommation d’énergie.

D’autres solutions moins évidentes incluent la gestion des forêts, des sols et des océans de manière à réduire les émissions de CO2 et à augmenter la capacité de stockage du carbone. Enfin, il est important de sensibiliser les gens aux changements climatiques et de les inciter à adopter des comportements plus durables.

Les connaissances acquises permettront d’élaborer des stratégies d’adaptation efficace et cohérente qui s’attaquent à des problèmes réels. On se souvient que cette période de temps anormalement doux avait, entre autres, contribué à une diminution drastique du niveau du Saint-Laurent et plusieurs impacts avaient alors fait les manchettes. Le rendement et la productivité agricole pourraient être perturbés et aggravés le risque de famine, particulièrement dans les régions arides et semi-arides des zones tropicales et subtropicales.

Conférence paris 2015

L’accord de Paris de 2015 sur le climat vise à limiter le réchauffement de la planète à +1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Les tendances sont cependant indépendantes de l’endroit où les gaz à effet de serre sont émis, auto motive les gaz persistent suffisamment longtemps pour se diffuser autour de la planète. Depuis la période préindustrielle, les températures terrestres moyennes mondiales ont augmenté presque deux fois plus vite que les températures de surface moyennes mondiales. Cela s’explique par la plus grande capacité thermique des océans, et par le fait que les océans perdent davantage de chaleur par évaporation.

Mais malgré cela, 2021 reste l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées, avec une température mondiale moyenne d’environ 1,11 °C au-dessus du niveau préindustriel. Mais 2021 reste l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées, avec une température mondiale moyenne d’environ 1,11 °C au-dessus du niveau préindustriel. L’accord de Paris de 2015 sur le climat vise à limiter le réchauffement de la planète à +1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle.

France climat

Météo-France participe à de nombreux projets destinés à mieux comprendre les microclimats urbains, à les modéliser et à aider les acteurs de la ville à prendre les meilleures décisions afin d’atténuer les effets de l’évolution du climat et de s’y adapter. Les scientifiques ont émis deux avertissements à l’humanité, en 2017 et 2019, exprimant leur inquiétude quant à la trajectoire actuelle d’un changement climatique potentiellement catastrophique, et aux souffrances humaines innombrables qui en découleraient,,.

Quelles mesures peut-on prendre au quotidien pour diminuer son empreinte carbone ?

Il y a plusieurs mesures que les gens peuvent prendre au quotidien pour diminuer leur empreinte carbone. Tout d’abord, ils peuvent réduire leur consommation d’énergie en adoptant des comportements plus éco-responsables, comme éteindre les lumières lorsqu’ils quittent une pièce et ajuster le thermostat en fonction de la saison. De plus, ils peuvent choisir des modes de transport plus durables, comme les transports en commun ou le vélo, plutôt que de prendre la voiture chaque fois qu’ils se déplacent. Enfin, ils peuvent acheter des produits locaux et de saison, ce qui permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées au transport des aliments.

Agir Collectivement

Pour limiter les conséquences de ce phénomène, des accords internationaux ont été signés entre les pays, notamment le Protocole de Kyoto en 1997, et l’Accord de Paris adopté en décembre 2015 lors de la COP21. Ils visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre des États Parties de la CCNUCC. On prend généralement en compte l’impact de l’activité humaine à partir de l’ère industrielle (moitié du XIXe siècle), avec une accélération des effets depuis la moitié du XXème siècle. Depuis 1990 par exemple, les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont augmenté de près de 40 %. En cliquant sur « Je m’inscris », vous acceptez de recevoir des communications et des formes d’engagement de la part de Greenpeace by way of les coordonnées collectées dans le formulaire.

En conséquence, l’équilibre climatique naturel est modifié et le climat se réajuste par un réchauffement de la surface terrestre. Des effets du changement climatique peuvent être constatés sur l’ensemble des territoires. Naturellement, la réduction à la supply des émissions de gaz à effet de serre contribue à ralentir ou éliminer la problématique des changements climatiques. Sachant qu’un accord comme le protocole de Kyoto ne fera que retarder les changements climatiques de 15 à 20 ans, il faut aussi prendre un sure nombre de mesures stratégiques d’adaptation à des changements climatiques déjà amorcés. De plus, peu importent l’ampleur des changements à venir, ces mesures stratégiques nous seront bénéfiques puisque plusieurs événements historiques portent à croire que la société québécoise n’est pas bien adaptée et de plus en plus vulnérable à la easy variabilité naturelle du climat. Le changement climatique affecte fortement et directement le quotidien des agriculteurs du Sud.

Les gaz à effet de serre et le changement climatique

Le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) souligne en 2018 que le climat mondial s’est réchauffé de 1 °C environ par rapport à l’ère préindustrielle. Ces émissions émanent notamment des pays industrialisés (États-Unis) et des pays émergents (Chine). Face au réchauffement tous les pays ne sont pas égaux, les plus pauvres sont aussi les plus vulnérables et le réchauffement risque d’accroître leur vulnérabilité.

Lors de la conférence mondiale sur le climat (COP21) qui s’est tenue à Paris en 2015, les États se sont engagés à limiter le réchauffement climatique global au-dessous de 2 °C d’ici 2100, par rapport au niveau préindustriel et à tenter de contenir cette hausse à 1,5 °C. Il s’agit donc de stabiliser le réchauffement climatique et sur le long terme de ne pas produire plus de CO2 que ce que la planète peut absorber.

Le GIEC

Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat GIEC Fondé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale et le Programme des Nations unies pour l’environnement, il est chargé
du suivi scientifique des négociations internationales sur le changement climatique.

Rapport Du Giec : Les Solutions Urgentes Pour Le Climat

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat GIEC, organisme de référence sur le sujet, définit le changement climatique comme “tout changement de climat dans le temps, qu’il soit dû à la variabilité naturelle ou aux activités humaines”. Le terme de changement climatique est, généralement, utilisé au singulier. Les pays développés se sont industrialisés en consommant beaucoup d’énergies fossiles.

De même, ils disposent aujourd’hui de davantage de ressources financières que les pays du Sud, d’une half parce qu’ils ont pris une avance historique, d’autre half parce que la prospérité du Nord repose en partie sur l’exploitation des ressources, à moindre frais, des pays du Sud. Le WWF s’engage pour un avenir 100 percent énergies renouvelables libéré des énergies fossiles et basé sur la sobriété énergétique et donc une réduction de nos niveaux de consommation.

État des lieux

Aujourd’hui encore les pays rejettent de manière inégale de grandes quantités de CO2 : la Chine (30 % des rejets totaux), les États-Unis 15 %, l’UE 10 %, le Moyen-Orient 7 % ; l’Afrique 3 %. Entre 1990 et 2014, les émissions mondiales de CO2 ont progressé de 58 %. La Chine a enregistré la plus forte croissance : les émissions ont été multipliées par plus de 4, celles des États-Unis ont augmenté de 7 %. En revanche, par rapport à 1990, les émissions de l’UE à 28 ont diminué de 21 %, Si l’on rapporte ces rejets au nombre d’habitants, les États-Unis arrivent en tête, or le président des ÉtatsUnis a dénoncé les accords de la COP21. Le Qatar émet 45,4 t de CO2 /an/habitant, alors que la Chine n’en rejette que 7,5 t/an/habitant et le Burkina Faso 0,2 t/an/habitant. Les GES produits sont le résultat de l’usage des énergies fossiles (charbon, pétrole) des activités industrielles diverses, des transports, du chauffage, de la fabrication d’électricité.

Réchauffement du climat

La modélisation montre que le réchauffement modifie la répartition des aires bioclimatiques, des écosystèmes et des espèces qui les composent (cf. la migration possible du chêne et du pin au cours du XXI e siècle).

Le réchauffement risque d’accroître la vulnérabilité des pays et de leur population en modifiant la ressource en eau, les écosystèmes, en agissant plus ou moins négativement sur la santé des populations, sur les infrastructures et l’habitat. Ainsi on peut envisager une inégale vulnérabilité des pays plus ou moins aptes à s’adapter aux modifications climatiques. Leur résilience étant fonction de leur connaissance des processus de changement, de leur possible anticipation… On peut donc opposer les pays riches et les pays en développement notamment africains dont la vulnérabilité, déjà grande en raison de leur situation socio-économique, sera certainement accrue.

changement climatique

Les événements météorologiques extrêmes dans un contexte de changement climatique

événements météorologiques extrêmes

Le présent article décrit l’état de l’art dans le domaine des événements extrêmes, leur observation, leur évolution dans un climat changeant, la politique de prévention des risques naturels dont les systèmes de prévision et d’alerte, les crises et leur gestion, la résilience et les pistes d’adaptation.

Les vagues de chaleur font partie des extrêmes climatiques les plus préoccupants au regard de la vulnérabilité de nos sociétés et de l’évolution attendue au XXIe siècle

Pour ce qui concerne l’évolution du risque de feux de forêts et de broussailles, on constate déjà une hausse marquée de l’Indice feu météo moyen de 18 % sur la période 1958-2008 sur l’ensemble du territoire français, indiquant des conditions météorologiques de plus en plus propices aux incendies.

En ce qui concerne l’évolution de l’intensité et de la fréquence des pluies intenses, l’amplitude des pluies journalières les plus fortes sur le pourtour méditerranéen a augmenté de 20 % environ entre 1960 et aujourd’hui. Pris de manière indépendante, aucun événement climatique ne peut être attribué en tant que tel au changement climatique. 

Toutefois, les travaux de recherche établissent que le changement climatique vient modifier la probabilité d’occurrence de certains aléas. Cela concerne les vagues de chaleur, certains types de sécheresses, les précipitations intenses dans certaines régions, les cyclones les plus intenses et la hausse du niveau des mers.

Les vagues de froid seront moins fréquentes, moins longues et moins intenses mais ne disparaîtront pas complètement. Le risque de sécheresse devrait s’aggraver, avec une aggravation plus rapide et plus intense des sécheresses liées au déficit de précipitation et à l’augmentation de l’évapotranspiration des sols. 2100, des sécheresses agricoles quasi continues et de grande intensité, totalement inconnues dans le climat actuel.

Les évolutions attendues pour les pluies extrêmes sont variables géographiquement, cependant une tendance générale se dessine, avec une augmentation de la quantité de pluie tombant au cours des épisodes les plus extrêmes – comme les phénomènes dits « cévenols » – principalement en hiver, avec, de plus, une extension des zones impactées au-delà des régions habituellement touchées. 

Les territoires exposés aux risques d’incendies de forêts devraient être plus étendus, couvrant une part importante de la forêt des Landes à l’horizon 2040 et les forêts de Sologne à l’horizon 2060. Qu’ils soient d’origine climatique ou non, la réponse aux événements extrêmes mise en place par la politique de prévention des risques naturels majeurs vise à prévenir les atteintes à la vie humaine, réduire les conséquences prévisibles et les dommages potentiels des événements, à gérer les crises et les catastrophes quand elles surviennent, anticiper les situations post-crise et réparer les dommages.

Introduction événements météorologiques extrêmes

Pour certains aléas, le contexte de changement climatique pourrait se traduire par une recrudescence des événements extrêmes ou des impacts accrus, en termes de risques pour les populations et les activités économiques exposées, de santé et de fragilisation des écosystèmes. On distingue les événements météorologiques extrêmes et les événements climatiques extrêmes qui ne se situent pas sur la même fréquence temporelle. Ils peuvent résulter de l’accumulation de plusieurs événements météorologiques . Bien qu’ils s’agissent d’événements naturels, les séismes et les éruptions volcaniques sont exclus de cette étude car sans lien avec le changement climatique.

Par définition, les événements climatiques sont qualifiés d’extrêmes ( événements météorologiques extrêmes) lorsqu’une variable météorologique ou climatique prend une valeur située au-dessus d’un seuil proche de la limite supérieure de la plage des valeurs observées pour cette variable. Selon le type d’événement, le changement climatique pourrait avoir un impact sur la fréquence ou sur l’intensité des événements extrêmes. Le chapitre B est consacré aux événements extrêmes passés. Le chapitre suivant s’interroge sur les évolutions possibles de ces différents événements dans un contexte de changement climatique.

Une sélection d’événements récents est étudiée en détail. Les événements météorologiques extrêmes sont passés en revue en commençant par les événements climatiques et leurs impacts puis les événements météorologiques. Les effets de cascade ou effet domino, d’un événement déclencheur d’un autre événement majeur, ne sont pas étudiés dans ce rapport.

Événements météorologiques extrêmes : définitions

Vagues de chaleur, canicules, vagues de froid : de quoi parle-t-on ? L’OMM définit les vagues de chaleur comme un temps inhabituellement chaud et sec ou chaud et humide, qui dure au moins deux à trois jours, et qui produit le plus souvent un
impact sensible sur la santé humaine et les systèmes naturels.

Les définitions issues du Plan national canicule font office de référence pour le déclenchement des alertes. La canicule y est définie comme une période où les moyennes glissantes sur trois jours des températures minimales et maximales atteignent des seuils d’alerte départementaux, ces seuils pouvant être modulés par des facteurs aggravants de la chaleur en lien avec les Agences de santé.

 La canicule est donc caractérisée par des périodes de températures élevées de jour comme de nuit. On parle d’épisode persistant de chaleur lorsque les températures sont élevées et perdurent dans le temps , proche ou en dessous des seuils d’alerte départementaux et de pic de chaleur pour l’atteinte de températures maximales pouvant atteindre des records mais sur une durée très courte .

Il faut distinguer plusieurs types de sécheresses :

  • La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations ;
  • La sécheresse agricole se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et tient compte de l’évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l’eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l’humidité et à la température de l’air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols ;


La sécheresse hydrologique se manifeste lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l’état du sol influant sur le ruissellement et l’infiltration.
Le réseau hydrographique détermine les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes ● La sécheresse géotechnique est une période de longueur variable, caractérisée par un déficit pluviométrique plus ou moins marqué et se traduisant par
une diminution de la teneur en eau de l’horizon du sous-sol.

L’incendie de forêt ou feux de forêt est « une combustion qui se développe sans contrôle, dans le temps et dans l’espace ». En plus des forêts au sens strict, les incendies concernent des formations sub forestières de petite taille : par exemple
le maquis, la garrigue, et les landes d’au moins un hectare.

Le retrait par assèchement des sols argileux lors d’une sécheresse prononcée et/ou durable produit des déformations de la surface des sols . Le phénomène de retrait-gonflement des argiles engendre régulièrement sur le territoire français des dégâts considérables aux bâtiments, ayant dépassé 60 millions d’euros cumulés par département entre 1989 et 1998.

Les pluies extrêmes 7 sont caractérisées par l’apport d’une importante quantité d’eau sur une courte durée (d’1 heure à une journée). Cette quantité peut égaler celle reçue habituellement en un mois, voire en plusieurs mois. Des cumuls del’ordre de 50 mm en 24 heures dans la plupart des régions de plaine et de l’ordre de 100 mm en 24 heures dans les régions montagneuses sont considérés comme des seuils critiques. Le dépassement de ces seuils peut provoquer, lorsque la nature du terrain s’y prête, de graves inondations. Pour les phénomènes les plus violents, le cumul des précipitations dépasse généralement les 100 mm en une heure.

Les tempêtes et les cyclones:
La dénomination de vent violent s’applique en météorologie aux vents de
force 10 à 12 sur l’échelle de Beaufort, c’est-à-dire aux vents moyens atteignant
au moins 89 km/h (valeur minimale de la force 10).

Dans le langage courant, et notamment dans le cadre de la « garantie tempête », des contrats d’assurance, la référence concerne les rafales supérieures à 100 km/h 9. Ainsi, lorsque le vent atteint les 100 km/h dans l’intérieur des terres et 120 km/h sur les côtes, la dépression à l’origine de ces vents sera qualifiée de « tempête ». Ce terme désigne donc à la fois une zone étendue de vents violents et la dépression qui les génère. En météorologie tropicale, on appelle « tempête tropicale » une dépression observée au niveau des latitudes tropicales ou subtropicales dont les vents moyens sont compris entre 62 et 117 km/h.

Au-delà de ces valeurs, la dépression devient un « cyclone tropical » 10.

Les inondations touchent plus de personnes dans le monde que n’importe quel autre aléa. Celles-ci peuvent prendre de nombreuses formes :

● crue ou débordement de cours d’eau ;
● ruissellement en surface ;
● submersion marine (inondation temporaire des zones côtières par la mer dans des conditions météorologiques et/ou de marées défavorables) ;
● remontée de nappe phréatique ;
● rupture d’ouvrage ;
● autres : rupture de poche glaciaire, débordement de réseau d’eaux pluviales.

Dans les régions de montagne, certains versants pentus sont souvent affectés par des processus appelés laves torrentielles ou coulées de débris, ou debris flows en anglais. Ces coulées de débris se caractérisent par un mélange d’eau et de sédiments. Ils forment des modelés associant, en contrebas d’une paroi rocheuse, un chenal bordé par des levées et, à l’aval, un dépôt résultant de l’accumulation de débris sous forme de langue ou d’éventail . Le terme général de debris flow rassemble, cependant, des formes variées de mouvements de masse.

On distingue usuellement les laves torrentielles correspondant à un écoulement turbulent d’eau chargée en sédiments dans un chenal raide, des coulées de débris superficielles (Coussot, 1994). Ces dernières correspondent à un écoulement superficiel rapide ou extrêmement rapide sur une pente raide sans confinement dans un chenal préétabli, partiellement ou totalement saturé de débris. Celles-ci ne seront pas étudiées ici car leurs impacts sur les sociétés sont généralement limités et leurs caractéristiques orphosédimentaires ainsi que leur fonctionnement sont peu différents des laves torrentielles.

Les départs spontanés donnent lieu à des avalanches dites naturelles. Ils sont essentiellement d’origine météorologique, le plus souvent consécutifs à d’importantes chutes de neige, ils peuvent aussi être causés par l’humidification du manteau neigeux sous l’effet de la pluie, du redoux ou encore du rayonnement solaire. Ces avalanches, si elles sont suffisamment grandes, peuvent toucher des infrastructures, des routes ou des habitations et de ce fait causer des dégâts et
parfois des victimes en fond de vallée.

montagne
Lave torrentielle sous couvert forestier dans le massif des Écrins
On distingue un chenal et des levées latérales avec granoclassement. Certains arbres montrent des
traces d’érosion sur la face amont de leur tronc et sont couverts de dépôts sablo argileux donnant une
indication de la hauteur de l’écoulement (flèche rouge). L’échelle est donnée par la pochette d’un appareil
photo en bas à droite
montagne1
Les différents types d’écoulement

Risques liés aux événements météorologiques extrêmes : définitions

L’existence d’un risque naturel découle de l’articulation d’un phénomène naturel intense – cet événement étant par nature incertain, on le désigne sous le terme d’aléa – et de la présence d’enjeux, qui représentent l’ensemble des personnes et des biens pouvant être affectés par ce phénomène. On parle de risque naturel « majeur » lors de la survenue d’un événement d’origine naturelle dont les effets peuvent mettre en jeu un grand nombre de personnes, occasionner des dommages importants et dépasser les capacités de réaction de la société. 

Un des critères possibles pour qualifier un risque de « majeur » repose sur les modalités de prise en charge des sinistres suite à un événement. Dans le système français actuel, peut être regardé comme majeur un événement qui relève de la réassurance, notamment à travers le mécanisme de reconnaissance d’état de catastrophe naturelle.

En cas d’événement d’ampleur exceptionnelle qui provoquerait des dommages supérieurs aux réserves de réassurance, l’État apporte sa garantie.

risuqe
Le rapport SREX analyse comment l’exposition et la vulnérabilité aux
phénomènes météorologiques et climatiques déterminent les conséquences et la
probabilité d’une catastrophe (le risque de catastrophe)

Références :

Le site des pluies extrêmes : http://pluiesextremes.meteo.fr/

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laghouati

Laghouati Mohame El Amine Ingénieur d'état