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L’acronyme SA 8000 identifie une norme de certification internationale visant à garantir des aspects spécifiques du management des entreprises liés à la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). La norme a été codifiée à New York en 1997, parallèlement à la création de l’agence d’accréditation du Council on Economic Priorities, rebaptisée par la suite Social Accountability International. Elle a été créée pour lutter contre l’exploitation, la discrimination et le manque de reconnaissance des droits des travailleurs, en cherchant à garantir des conditions de travail équitables et sûres.

sa 8000

La norme a été mise à jour deux fois. Quatre ans après son encodage (en 2001), elle a été partiellement modifiée pour prendre en compte des aspects négligés dans la première version (aspects liés à la discrimination, aux heures supplémentaires et au contrôle des sous-traitants notamment). En 2008, elle a fait l’objet d’une nouvelle révision :

La norme SA 8000:2008 a été publiée, avec toutefois des changements limités par rapport à l’édition précédente. Selon la norme SA 8000, l’organisation qui cherche à obtenir la certification – outre le respect des réglementations nationales, internationales et sectorielles – doit prendre en compte les exigences définies dans la norme. Lorsque différentes réglementations s’appliquent en même temps, l’entreprise doit suivre la plus stricte.

Un élément distinctif de la SA 8000 réside dans la promotion d’attitudes proactives : ceux qui cherchent à obtenir la certification ne doivent pas simplement se contenter de vérifier le respect des normes, mais doivent définir des plans visant à anticiper et donc à décourager les situations qui peuvent être préjudiciables aux droits des travailleurs.

Une autre caractéristique concerne l’application des exigences non seulement à l’entreprise qui cherche à obtenir la certification, mais aussi à l’ensemble du réseau de fournisseurs :

il devient donc essentiel de développer un système de contrôle adéquat, adressé et accueilli par l’ensemble du système d’approvisionnement. Les principes sur lesquels repose la norme sont tirés des conventions et recommandations de l’Organisation internationale du travail (OIT), de la Déclaration internationale des droits de l’homme, de la Convention internationale des Nations unies relative aux droits de l’enfant et de la Convention des Nations unies visant à éliminer toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.

La certification SA 8000 apporte immédiatement des avantages tangibles aux entreprises qui l’adoptent. Un environnement de travail sûr, où l’on prend soin de l’éducation et des besoins du personnel, semble améliorer le climat de l’entreprise, favorisant la loyauté des employés et augmentant la productivité. L’amélioration de l’image de l’entreprise semble également accroître la satisfaction des clients.

L’adhésion à des principes moraux forts garantit de meilleures relations avec toutes les parties prenantes. Enfin, il existe des avantages indirects allant de la réduction des coûts de non-qualité à la diminution des problèmes de main-d’œuvre. Les entreprises certifiées dans le monde sont plus de 2 000, dans plus de 60 pays.

Quel type de performance concerne la norme sa 8000 ?

Il mesure les performances des entreprises dans huit domaines importants pour la responsabilité sociale sur le lieu de travail : le travail des enfants, le travail forcé, la santé et la sécurité, la libre association et la négociation collective, la discrimination, les pratiques disciplinaires, les heures de travail et la rémunération.

Norme garantissant le respect des droits fondamentaux des travailleurs

Cette norme d’application volontaire est basée sur les conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT), sur la Déclaration universelle des droits de l’Homme ainsi que sur d’autres conventions protégeant les droits de l’Enfant ou encore les droits des Femmes. Elle constitue un support pour les entreprises qui chercheraient à prouver qu’elles garantissent le respect des droits fondamentaux des travailleurs dans leurs opérations.

Structure de la norme SA 8000 standard (social accountability) – Responsabilité Sociale

La SA 8000 comprend quatre sections : les trois premières sections présentent l’objectif de la norme, les références nationales et internationales et les définitions. La quatrième section, divisée en neuf points, illustre les exigences en matière de responsabilité sociale et décrit le système de management à mettre en œuvre. Les huit premières exigences concernent le travail des enfants, le travail forcé, la santé et la sécurité au travail, la liberté d’association et le droit de négociation collective, la discrimination, les pratiques disciplinaires, les heures de travail et la rémunération. La neuvième exigence codifie l’application de la norme et réglemente les procédures de management de l’entreprise candidate à la certification.

Exigence 1 : Travail des enfants

Le travail des enfants est tout travail effectué par un enfant.

La norme définit le terme « enfant » comme toute personne âgée de moins de 15 ans, sauf si l’âge minimum pour travailler est stipulé comme étant plus élevé par la législation locale, auquel cas l’âge plus élevé stipulé s’applique. Toutefois, si l’âge minimum fixé est inférieur, il n’est applicable que s’il est conforme aux exceptions prévues pour les pays en développement adhérant à la Convention 138 de l’OIT. Pour « jeune travailleur », la norme désigne plutôt tout travailleur ayant l’âge d’un enfant et moins de 18 ans.

La SA 8000 demande à l’entreprise de ne pas recourir au travail des enfants. Le droit à la scolarité pour les jeunes travailleurs est établi, avec une limite maximale de 10 heures pour inclure l’étude, l’emploi et le transport, en veillant à ce qu’en aucun cas le temps de travail ne coïncide avec l’école ou le temps de nuit. Enfin, il est interdit d’exposer les enfants à des situations dangereuses, peu sûres ou insalubres.

La Convention 138 de l’OIT, article 3, par. 1 porte la limite d’âge à 18 ans pour toutes les situations de travail qui peuvent compromettre la santé, la sécurité et la moralité d’un jeune travailleur. Le respect de la norme est évalué par l’analyse des documents d’identité personnelle. En présence de mineurs, il est nécessaire de vérifier que les horaires et le type de travail sont conformes aux exigences, par le biais de contrôles à l’école fréquentée.

Exigence 2 : Travail forcé

Le travail forcé fait référence à tous les cas où le choix de travailler n’est pas effectué librement par l’individu, mais est forcé par une menace explicite ou implicite de punition. Il ne s’agit pas d’un travail non rémunéré ou insuffisamment rémunéré, mais d’un travail obligatoire puisque la liberté du travailleur est limitée et qu’il n’est donc pas en mesure de choisir librement un service. Les formes les plus répandues de travail forcé sont le résultat d’une dette avec l’employeur : l’employé ne peut donc plus s’échapper et est lié à l’entreprise. La SA 8000 condamne toutes les formes de travail forcé, interdisant ces abus. En effet,

Le personnel doit avoir le droit de quitter les locaux du lieu de travail après avoir terminé la journée de travail normale, et être libre de mettre fin à son emploi à condition de donner un préavis raisonnable à son employeur. (Exigence 2.3 de la norme SA 000:2008)

La convention 29 de l’OIT énumère les cas exceptionnels où le travail forcé est autorisé, tels que les devoirs civiques ou militaires ou les cas de force majeure. L’entreprise qui vise la certification éthique doit veiller à ce que les travailleurs ne s’endettent pas auprès de l’entreprise elle-même, et doit fournir la preuve, par des contrats signés par les travailleurs, que le travail ou le service est volontaire.

Elle doit également éviter la présence sur le lieu de travail de gardes ou de militaires qui pourraient intimider les employés : sinon, leur rôle doit être prouvé par rapport aux mesures de sécurité. Enfin, la loi stipule que l’entreprise ne doit pas retenir les documents d’identité originaux du personnel, l’argent liquide ou d’autres dépôts, qui pourraient les contraindre.

Exigence 3 : Santé et sécurité

Avec cette exigence, la norme établit l’importance pour une entreprise de « fournir un environnement de travail sûr et sain » et de prendre des mesures efficaces pour prévenir les accidents potentiels. En fait, l’entreprise ne doit pas simplement évaluer la sécurité du lieu de travail, mais doit mettre en œuvre des mesures proactives pour identifier les causes possibles de danger et traiter les risques avant que les incidents ne se produisent.

Une fois la politique établie, l’entreprise doit la diffuser, former l’ensemble du personnel et désigner un représentant de la direction qui sera chargé de garantir un environnement de travail sûr et sain. Les derniers paragraphes sanctionnent l’importance d’un environnement de travail sain, avec des toilettes conformes aux normes, de l’eau potable gratuite et facilement accessible et, le cas échéant, des installations propres adaptées au stockage des aliments, loin des sources de pollution ou de contamination. Enfin, lorsque des dortoirs sont prévus, ils doivent être « propres, sûrs » et répondre « aux besoins fondamentaux du personnel » (exigence 3.8-SA 8000:2008).

Les entreprises qui souhaitent être certifiées doivent fournir un document décrivant leur politique de santé et de sécurité, y compris les procédures codées pour prévenir les accidents, ainsi qu’une documentation délivrée par l’autorité compétente certifiant que le site est approprié. Il faut également prouver l’existence de documents relatifs à la formation du personnel en la matière, ainsi que l’existence d’un agent de sécurité.

La structure doit fournir des équipements de lutte contre l’incendie et de premiers secours, ainsi que du personnel formé à leur utilisation, des sorties de secours, et des voies d’évacuation libres et accessibles. L’entreprise doit tenir des registres écrits de tous les accidents survenus, définir un plan d’évacuation et produire des documents relatifs aux exercices effectués.

Exigence 4 : Liberté d’association et droit à la négociation collective

L’entreprise doit accorder à tous les membres du personnel la possibilité de s’affilier librement aux syndicats de leur choix, ainsi que le droit à la négociation collective, c’est-à-dire la relation entre les syndicats de travailleurs et les groupements d’employeurs, d’où découleront les accords à suivre par les contrats individuels de travail.

Ainsi, non seulement la liberté d’association et de négociation collective est sanctionnée, mais aussi, lorsque cela n’est pas prévu, l’entreprise doit faciliter les moyens parallèles d’association indépendante et libre.

Selon la norme SA 8000, les syndicats sont autorisés à communiquer avec leurs membres sur le lieu de travail. L’organisme de certification doit vérifier l’existence de représentants syndicaux, en s’assurant qu’ils ne sont pas victimes de discrimination, ainsi que l’attitude de l’entreprise à reconnaître les syndicats dans le cadre des négociations collectives. Il doit également vérifier l’existence d’un représentant des travailleurs SA 8000 et que l’employeur est disposé à offrir un espace adéquat pour les réunions syndicales.

Exigence 5 : Discrimination

Dans une entreprise engagée dans l’éthique, il doit y avoir « l’égalité des chances ou de traitement en matière d’emploi ou de profession » (Art 1-ILO Convention 111) :

la norme condamne tout acte de discrimination en matière « d’embauche, de rémunération, d’accès à la formation, de promotion, de licenciement ou de retraite » ou toute tentative « d’entraver l’exercice des droits du personnel à observer les principes ou pratiques » auxquels il croit (Exigences 5.1, 5.2-SA 8000 : 2008). Les femmes et les personnes handicapées font partie des catégories les plus discriminées, même dans les contextes développés et industrialisés, car elles reçoivent un traitement restrictif en termes de développement professionnel, d’embauche et de formation.

Enfin, la norme condamne tout « comportement menaçant, abusif ou d’exploitation » (Exigence 5.3-SA 8000:2008) et susceptible de provoquer des attitudes de rejet et d’auto-exclusion chez la victime. L’organisme de certification doit examiner les feuilles de paie, en s’assurant qu’il n’y a pas de différences de salaires pour des performances de travail égales, et analyser les méthodes d’embauche, les changements de fonctions ou les motifs de licenciement pour les trois dernières années.

Dans le cas de travailleurs appartenant à des religions ou des cultures différentes, l’entreprise doit fournir la preuve que le menu (s’il existe) tient compte des différentes traditions et habitudes, et que les travailleurs sont autorisés à observer les fêtes et les pratiques religieuses. Enfin, elle doit établir une politique d’avancement de carrière, fournir aux travailleurs des indications sur la manière de déposer anonymement une plainte contre l’entreprise, et leur permettre de désigner un représentant qui pourra signaler à la direction tout cas de discrimination.

Exigence 6 : Procédures disciplinaires

La loi fait référence à tous les cas où un employeur, lorsqu’il condamne les travailleurs les mauvais comportements, viole leurs droits. L’entreprise ne doit pas pratiquer ou tolérer l’utilisation de châtiments corporels, de coercition mentale ou physique, ou de de la violence verbale à l’égard du personnel, qui peut entraîner une pression psychologique sur celui-ci.

Dans les pays industrialisés, en effet, les procédures disciplinaires sont déjà déjà codifiées, telles que les avertissements verbaux, les avertissements écrits, les sanctions de travail et la rétention du paiement du salaire. Pour aggraver les choses, le comportement agressif de l’employeur n’est souvent pas lié à une mauvaise employés : il vise uniquement à les intimider et à générer ainsi un état d’obéissance absolue au sein de l’entreprise. obéissance absolue au sein de l’entreprise.

Pour obtenir la certification, une entreprise doit disposer d’un code disciplinaire, avec des sanctions conformes aux normes en vigueur, et l’ensemble du personnel doit en avoir connaissance ; des anomalies dans les feuilles de paie peuvent mettre en évidence des traitements punitifs non codifiés. Enfin, il doit exister des instruments permettant aux employés de signaler les procédures disciplinaires qui ne sont pas conformes aux normes.

Exigence 7 : Heures de travail

La norme SA 8000 stipule que, pour définir les horaires de travail, l’entreprise doit se conformer aux normes spécifiques et aux contrats de secteur émis pour le secteur auquel elle appartient. Dans tous les cas, elle définit un seuil pour le nombre d’heures de travail hebdomadaire (48) et prévoit au moins un jour de congé tous les six jours ouvrables ; si les accords sectoriels prévoient des conditions plus défavorables, l’entreprise qui souhaite obtenir la certification doit se référer aux paramètres plus restrictifs prévus par la norme.

Il convient de noter que la norme ne fait pas référence aux vacances ou aux périodes de repos pendant l’année de travail, car elles ne sont prévues que dans certains contextes. La question des heures supplémentaires est également abordée, c’est-à-dire tout travail effectué en dehors des heures de travail ordinaires.

En aucun cas, elles ne doivent dépasser 12 heures par employé et par semaine et sont remboursées à un taux majoré. D’après la norme, les heures supplémentaires doivent être exceptionnelles et volontaires, sauf en cas d’urgence du marché, toujours dans le cadre de négociations collectives. Pour obtenir la certification, l’entreprise doit apporter des preuves objectives du respect de la négociation collective nationale (ou sectorielle) et de la conformité à la norme.

Elle doit démontrer la nécessité des heures supplémentaires et du taux majoré par rapport au travail ordinaire, en mettant en évidence la différence dans la masse salariale. L’organisme de certification a le droit de contrôler (par l’analyse du pourcentage d’accidents ou des niveaux de production) toute heure supplémentaire non enregistrée.

Exigence 8 : Rémunération

L’entreprise doit également respecter les normes minimales légales ou sectorielles en matière de salaires (par exemple, les conventions sectorielles) ; la rémunération doit toutefois permettre aux employés de satisfaire leurs besoins de base et de disposer d’un certain revenu discrétionnaire. L’entreprise ne doit pas recourir à la réduction des salaires à des fins disciplinaires, utiliser des accords de sous-traitance et/ou de faux programmes d’apprentissage pour éviter de remplir ses obligations envers le personnel en vertu des lois applicables en matière de législation et de réglementation du travail et de la sécurité sociale.

Quelle est la procédure à suivre pour obtenir une certification sa 8000 ? Exigence 9 : Système de management : les procédures de management de l’entreprise candidate à la certification.

Certification accordée pour 3 ans avec audits de suivi tous les 6 mois

La neuvième exigence codifie l’application de la norme et réglemente les procédures de management de l’entreprise candidate à la certification.

La neuvième exigence codifie les procédures de management liées à l’application de la norme à l’entreprise et à la chaîne d’approvisionnement. Elle est divisée en sous-sections.

Politique

9.1. Le management doit définir par écrit, dans la langue des travailleurs, la politique de l’entreprise en matière de responsabilité sociale et de conditions de travail, et afficher cette politique et la norme SA 8000 à un endroit bien visible dans les locaux de l’entreprise, afin d’informer le personnel qu’il a volontairement choisi de se conformer aux exigences de la norme SA 8000. Cette politique doit clairement inclure les engagements suivants :

  • se conformer à toutes les exigences de la présente norme ;
  • à se conformer aux lois nationales et autres lois applicables et autres exigences auxquelles l’entreprise souscrit et à respecter les instruments internationaux et leur interprétation (tels qu’énumérés dans la section II ci-dessus) ;
  • revoir régulièrement sa politique afin de l’améliorer en permanence, en tenant compte des modifications de la législation, des exigences de son propre code de conduite et de toute autre exigence de l’entreprise ;
  • veiller à ce que sa politique soit effectivement documentée, mise en œuvre, maintenue, communiquée et rendue accessible sous une forme compréhensible à tout le personnel, y compris les directeurs, les cadres, le management, les superviseurs et le personnel, qu’il soit directement employé par la société, sous contrat avec elle ou qu’il la représente d’une autre manière ; et
  • mettre sa politique à la disposition des parties intéressées, sur demande, sous une forme et d’une manière efficaces.

Représentant de la direction

9.2. La société doit nommer un représentant de la direction qui, indépendamment de ses autres responsabilités, doit veiller à ce que les exigences de la présente norme soient respectées.

Employés ‘ SA 8000 Représentant

9.3. L’entreprise reconnaît que le dialogue sur le lieu de travail est un élément clé de la responsabilité sociale et s’assure que tous les travailleurs ont le droit d’être représentés afin de faciliter la communication avec la direction dans les domaines liés à la SA 8000. Dans les établissements syndiqués, cette représentation sera assurée par un ou plusieurs syndicats reconnus. Ailleurs, les travailleurs peuvent élire un représentant des travailleurs SA 8000 parmi eux à cette fin. En aucun cas, le représentant des travailleurs SA 8000 ne doit être considéré comme un substitut à la représentation syndicale.

Examen du management

9.4. Le Top management doit examiner périodiquement l’adéquation, la pertinence et l’efficacité continue de la politique, des procédures et des résultats de performance de la société par rapport aux exigences de la présente norme et aux autres exigences auxquelles la société a souscrit. Le cas échéant, des modifications et des améliorations du système doivent être mises en œuvre. Le représentant des travailleurs doit participer à cet examen.

Planification et mise en œuvre

9.5. La société doit s’assurer que les exigences de la présente norme sont comprises et mises en œuvre à tous les niveaux de l’organisation. Les méthodes doivent inclure, mais ne sont pas limitées à :
une définition claire des rôles, responsabilités et pouvoirs de toutes les parties ;
la formation des nouveaux employés, des employés réaffectés et/ou des employés temporaires au moment de leur embauche
des programmes d’instruction, de formation et de sensibilisation périodiques pour le personnel en place ;
et une surveillance continue des activités et des résultats pour démontrer l’efficacité des systèmes mis en œuvre pour répondre à la politique de l’entreprise et aux exigences de la présente norme.

9.6. L’entreprise est tenue de consulter le document d’orientation SA 8000 pour obtenir des conseils d’interprétation concernant cette norme.

Contrôle des fournisseurs/sous-traitants et des sous-fournisseurs

9.7. L’entreprise doit tenir des registres appropriés des engagements des fournisseurs/sous-traitants (et, le cas échéant, des sous-fournisseurs) en matière de responsabilité sociale, y compris, mais sans s’y limiter, les accords contractuels et/ou l’engagement écrit de ces organisations à :

  • se conformer à toutes les exigences de la présente norme et à exiger la même chose des sous-fournisseurs ; participer aux activités de contrôle à la demande de l’entreprise ;
    identifier la cause profonde et mettre en œuvre rapidement des actions correctives et préventives pour résoudre toute non-conformité identifiée aux exigences de la présente norme ; et
    informer rapidement et complètement l’entreprise de toute relation commerciale pertinente avec d’autres fournisseurs/sous-traitants et sous-fournisseurs.
    9.8. L’entreprise doit établir, maintenir et documenter par écrit les procédures appropriées pour évaluer et sélectionner les fournisseurs/sous-traitants (et, le cas échéant, les sous-fournisseurs) en tenant compte de leurs performances et de leur engagement à respecter les exigences de la présente norme.
    9.9. L’entreprise doit faire un effort raisonnable pour s’assurer que les exigences de la présente norme sont respectées par les fournisseurs et les sous-traitants dans leur sphère de contrôle et d’influence.
    9.10. En plus des exigences des Sections 9.7-9.9 ci-dessus, lorsque l’entreprise reçoit, manipule ou promeut des biens et/ou des services provenant de fournisseurs/sous-traitants ou sous-fournisseurs qui sont classés comme travailleurs à domicile, l’entreprise doit prendre des mesures spéciales pour s’assurer que ces travailleurs à domicile bénéficient d’un niveau de protection similaire à celui accordé au personnel directement employé en vertu des exigences de la présente norme. Ces mesures spéciales comprennent, sans s’y limiter, les mesures suivantes :
    • l’établissement de contrats d’achat écrits, juridiquement contraignants, exigeant le respect de critères minimaux conformément aux exigences de la présente norme ;
      s’assurer que les exigences du contrat d’achat écrit sont comprises et appliquées par les travailleurs à domicile et toutes les autres parties concernées par le contrat d’achat ;
      tenir, dans les locaux de l’entreprise, des registres complets détaillant l’identité des travailleurs à domicile, les quantités de biens produits, les services fournis et/ou les heures travaillées par chaque travailleur à domicile ; et
      des activités de contrôle fréquentes, annoncées et inopinées, pour vérifier le respect des termes du contrat d’achat écrit.

Répondre aux préoccupations et prendre des mesures correctives

9.11. La société doit fournir à l’ensemble du personnel un moyen confidentiel de signaler les non-conformités à cette norme à la direction de la société et au représentant des travailleurs. L’entreprise doit enquêter, traiter et répondre aux préoccupations du personnel et des autres parties intéressées concernant la conformité/non-conformité aux politiques de l’entreprise et/ou aux exigences de la présente norme. L’entreprise s’abstiendra de toute mesure disciplinaire, de tout licenciement ou de toute autre forme de discrimination à l’encontre d’un membre du personnel pour avoir fourni des informations concernant le respect de la norme.

9.12. La société doit identifier la cause profonde, mettre en œuvre rapidement des actions correctives et préventives, et allouer des ressources adéquates en fonction de la nature et de la gravité de toute non-conformité identifiée à la politique de la société et/ou à la norme.

Communication externe et engagement des parties prenantes

9.13. La société doit établir et maintenir des procédures pour communiquer régulièrement à toutes les parties intéressées des données et autres informations concernant la conformité aux exigences du présent document, y compris, mais sans s’y limiter, les résultats des examens de la direction et des activités de surveillance.

9.14. L’entreprise doit démontrer sa volonté de participer à des dialogues avec toutes les parties intéressées, y compris, mais sans s’y limiter, les travailleurs, les syndicats, les fournisseurs, les sous-traitants, les sous-fournisseurs, les acheteurs, les organisations non gouvernementales et les représentants des gouvernements locaux et nationaux, dans le but d’atteindre une conformité durable avec cette norme.

Accès pour vérification d’audit

9.15. Dans le cas d’audits annoncés et inopinés de l’entreprise dans le but de certifier sa conformité aux exigences de la présente norme, l’entreprise doit garantir l’accès à ses locaux et aux informations raisonnables requises par l’auditeur.

Enregistrements

9.16. L’entreprise doit tenir des registres appropriés pour démontrer sa conformité aux exigences de la présente norme.

Quels sont les avantages d’une certification sa 8000 pour les entreprises ?

SA 8000 certification : Avantages et obstacles

L’analyse comparative des expériences de différentes entreprises certifiées SA 8000 permis d’identifier les principaux avantages et les principaux problèmes de la certification.
Les principaux avantages sont :

Des livraisons plus ponctuelles. La SA 8000 exige d’une entreprise certifiée qu’elle effectue des inspections de conformité sur le système d’approvisionnement. Cela conduit à des livraisons plus ponctuelles et plus rigoureuses.

Un risque limité d’atteinte à la marque. Le contrôle de la chaîne d’approvisionnement – condition essentielle pour obtenir la certification – assure une conformité précise et constante à la norme de toutes les activités appartenant à la chaîne d’approvisionnement. Ces contrôles garantissent à l’entreprise certifiée que le risque d’être exposée à des scandales – dus à des actions inapropriées des fournisseurs ou des sous-fournisseurs – est considérablement réduit.

SA 8000, ISO 9001 et ISO 14001

Plusieurs études dans la littérature analysent conjointement la SA 8000 avec l’ISO 9001 et l’ISO 14001.
Le domaine de recherche le plus pertinent est consacré à l’analyse de l’adoption conjointe de ces certifications et aux avantages liés au développement d’un système de management intégré.

La littérature montre que le fait d’avoir été certifié selon les normes ISO 9001 et ISO 14001 aide à la mise en œuvre de la SA 8000. Par exemple, plusieurs principes de l’ISO 9001, tels que l’implication des personnes à tous les niveaux, l’approche processus (c’est-à-dire le management horizontal capable de franchir les barrières entre les différentes fonctions et d’unifier leur objectif) et l’approche système (c’est-à-dire l’identification, la compréhension et la gestion des processus interdépendants en tant que système), contribuent à l’efficacité et à l’efficience de l’organisation, mais accélèrent également la réalisation de la SA 8000, car elle est basée sur des principes similaires.

En ce qui concerne la correspondance entre les normes ISO 9001, ISO 14001 et SA 8000 dans un système de management intégré, la littérature empirique et conceptuelle s’accorde à dire que l’intégration entraîne des avantages significatifs, tels que la réduction du coût de la gestion continue de toutes les certifications uniques.

En ce qui concerne le chemin suivi par les entreprises vers un système de management intégré, il passe généralement par l’adoption de l’ISO 9001, puis de l’ISO 14001 (et de l’OSHAS 18000) et, enfin, de la SA 8000. Le délai moyen de mise en œuvre de la première certification est de 19 mois, celui de la deuxième norme est de 15 mois et celui de la troisième est de 11 mois.

Label SA 8000 – Comment le logo SA8000® peut être utilisé

Nous vous indiquons ici les façons appropriées d’utiliser le logo SA8000®, ainsi que des informations sur les couleurs de la marque SA8000®, et comment et quand les utiliser. L’altération ou l’utilisation abusive du logo SA8000® sans l’accord préalable de SAI est strictement interdite.

A. Logo SA8000® principal

Le logo SA8000® principal doit toujours inclure le symbole « ® » dans le coin inférieur droit du logo.

Les couleurs qui composent le logo principal SA8000® sont :

  1. Gris chaud 8
  2. Pantone 281 (bleu)
  3. Pantone 200 (rouge)
Label SA 8000 - Comment le logo SA8000® peut être utilisé

Appendix – SAAS – SA 8000

L’image suivante est la marque d’accréditation SA8000®, gérée par Social Accountability Accreditation Services (SAAS).
SAAS accorde la marque d’accréditation SA8000® à un organisme de certification attestant de son respect des exigences définies dans les procédures du processus de certification et d’accréditation SA8000®.

La marque d’accréditation signifie que l’organisme de certification répond aux exigences de la norme ISO/IEC 17021, qu’il dispose d’un système de gestion crédible pour mener à bien les activités SA8000®, qu’il dispose d’un personnel approprié qui possède l’expérience et les compétences requises pour offrir des services SA8000® et qu’il est en mesure de délivrer des certificats SA8000® reconnus.
Les conditions d’utilisation de la marque d’accréditation SA8000® sont dictées par la procédure SAAS 201A (Annexe C).

SAAS - SA 8000

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