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La notion de « risques professionnel » peut être définie comme l’ensemble des menaces qui pèsent sur la santé des salariés dans le cadre de leur activité professionnelle. Elles peuvent se traduire par un accident ou une maladie dite « professionnelle« .

Quels sont les différents types de risques en entreprise ?

Risques pour la santé et la sécurité

Les risques généraux pour la santé et la sécurité peuvent se présenter sous diverses formes, que le lieu de travail soit un bureau ou un chantier de construction.

L’essentiel est d’identifier les types de risques susceptibles de se produire, tels que les risques physiques, ergonomiques, chimiques et biologiques, d’évaluer les risques et de mettre en place les mesures de contrôle appropriées pour faire en sorte que vos employés se sentent en sécurité et pris en charge, physiquement et mentalement. Les meilleures mesures de santé et de sécurité au travail offrent la plus grande protection et la plus grande fiabilité.

Risque pour la réputation

Toutes les entreprises ont une réputation à préserver auprès de leurs parties prenantes, notamment les investisseurs, les employés et, bien sûr, les clients. Les décisions prises par les organisations, ainsi que les incidents dont elles sont responsables, peuvent créer une presse négative et affecter de manière significative la perception de la marque.

Le risque de réputation est devenu une préoccupation encore plus grande pour les organisations ces dernières années, en grande partie à cause de l’essor des médias sociaux, qui permettent des communications mondiales presque immédiates, ce qui rend plus difficile pour les entreprises de contrôler la façon dont elles sont perçues. Il est indispensable de comprendre les menaces qui pèsent sur votre réputation et de savoir comment gérer ces situations.

Risque opérationnel

Bien que les opérations quotidiennes soient souvent testées et éprouvées pour minimiser les dangers, des incidents ou des circonstances inattendues peuvent toujours se produire, comme les derniers mois l’ont montré de manière flagrante.

Le risque opérationnel désigne le risque de perte résultant de la défaillance de processus internes, de personnes ou de systèmes ou d’événements extérieurs. Parmi les exemples, citons les crises mondiales, les défaillances des systèmes informatiques, les violations de données, la fraude, la perte de personnel et les litiges, entre autres.

Les organisations doivent donc connaître les fonctions, les processus et les systèmes quotidiens qui sont essentiels au bon fonctionnement de leurs activités et mettre en place des plans et des procédures pour gérer ces risques et garantir le maintien des activités.

Risque stratégique

Si les opérations quotidiennes de votre organisation sont importantes, le management des objectifs stratégiques de votre organisation est tout aussi fondamental pour sa réussite future. Les risques stratégiques font référence à des causes ou à des circonstances externes qui, si elles se produisaient, seraient suffisamment graves pour modifier l’orientation stratégique de votre entreprise et influer sur son succès ou son échec futur.

Toutes les organisations sont ouvertes, à des degrés divers, aux opportunités et menaces stratégiques. En examinant comment de tels changements pourraient affecter votre organisation, vous pourrez atténuer les problèmes qui pourraient en découler.

Risque de conformité

Les organismes publics ont mis en place un ensemble de lois, de réglementations, de politiques et de meilleures pratiques sectorielles afin de garantir des pratiques commerciales éthiques. Le non-respect de ces obligations peut avoir des conséquences financières et juridiques importantes pour les organisations, ce qui présente des risques pour la réalisation des objectifs commerciaux et le fonctionnement en général. Cela dit, dans le monde interconnecté et rapide d’aujourd’hui, les règles et réglementations peuvent changer rapidement et il peut être difficile de s’y retrouver dans les cadres juridiques.

Risque financier

La plupart des types de risques ont des conséquences financières, comme des coûts supplémentaires ou des pertes de revenus. Le risque financier, cependant, fait spécifiquement référence à l’argent qui entre et sort de votre entreprise et à la possibilité d’une perte financière soudaine. Par exemple, si votre entreprise se développe à l’international, les fluctuations des taux de change constituent un risque financier dont vous devez tenir compte, car elles affectent le montant en dollars que votre entreprise reçoit.

En fin de compte, les objectifs de toute organisation ne peuvent être atteints sans une bonne gestion financière et il est crucial d’anticiper les risques financiers, d’évaluer l’impact de ces risques et d’être prêt à réagir aux événements indésirables ou à les éviter.

Quelles sont les familles de risques professionnels ?

Il existe plusieurs types ou familles de risques professionnels qui diffèrent les uns des autres par leur nature, leur origine, leurs caractéristiques et leurs conséquences ainsi que par les mesures de prévention qu’ils nécessitent.

Les risques mécaniques

Nombreux et variés, ils sont présents partout, dans toutes les activités humaines. Ils ont pour origine les déplacements des corps qui par suite de leurs mouvements, possèdent une énergie susceptible d’agresser les hommes. Si ce risque s’explique par les mouvements des objets, il existe également lorsque ce sont les hommes qui bougent, l’objet restant immobile ou en mouvement. Un marteau qui s’abat sur un doigt peut l’écraser ; des engrenages en mouvement peuvent entraîner la main ou les cheveux ; une lame de scie peut couper la chair.

Les risques physiques

Sous cette appellation sont groupés plusieurs risques ayant pour origine des phénomènes physiques variés, souvent très différents les uns des autres et faisant appel à des mesures de prévention distinctes.

  • Les risques dus aux vibrations mécaniques ; beaucoup de machines, outils portatifs et véhicules vibrent. Ces vibrations transmises au corps humain portent atteinte à la santé.
  • Les risques de surdité dus aux bruits à des niveaux élevés produits par les installations industrielles notamment.
  • Les risques électriques qui se traduisent par les électrocutions et les électrisations accidentelles.
  • Les risques dus aux rayonnements ionisants comme la radioactivité ou bien les rayons X qui conduisent à des atteintes graves de la santé.
  • Les risques dus aux rayonnements non ionisants comme les infrarouges ou les rayons lasers qui peuvent conduire à des brûlures.
  • Les autres risques physiques dus à des pressions atmosphériques élevées ou faibles, ou encore aux travaux dans les mines.

Les risques de manutentions manuelle et mécanique

Les manutentions sont à l’origine de nombreux risques qui se traduisent par des accidents et des maladies professionnelles. Les manutentions manuelles sont encore courantes, malgré l’automatisation et la robotisation de nombre d’entre elles comme les déplacements, les levages, les transports, etc. Dans les deux cas, les risques existent et conduisent à des troubles musculosquelettiques (TMS) ainsi qu’à des accidents mécaniques.

Les risques chimiques

Ils s’expliquent par la présence de produits chimiques plus ou moins dangereux, toxiques ou inflammables, dont l’absorption par le corps humain se traduit par des intoxications accidentelles ou chroniques ainsi que par des incendies et explosions. Les risques chimiques sont fréquents et on les rencontre pratiquement dans toutes les activités humaines, tant en milieu professionnel que chez soi ou pendant les loisirs.

Les risques biologiques

Ils sont dus à des micro-organismes pathogènes vivants qui, introduits dans le corps humain, induisent des maladies dont certaines peuvent être très graves comme les hépatites virales. Ces risques nécessitent des mesures de prévention spécifiques. On rencontre les risques biologiques dans de nombreuses activités, souvent inattendues, comme les blanchisseries industrielles ou encore les laboratoires toxicologiques.

Les autres risques

Sous cette rubrique, on peut grouper un certain nombre de situations dangereuses particulières à différentes activités, comme celles rencontrées sur les chantiers de bâtiments et de travaux publics ou encore des troubles psychosociaux comme le stress, qui ont une influence certaine sur l’accidentabilité des salariés. Vous souhaitez éviter les risques psychosociaux : faites évoluer les conditions de travail et leur organisation.

Risques psychosociaux : Les Risques Psychosociaux (RPS) sont des maladies professionnelles causées par le stress au travail, le harcèlement moral ou encore le travail de nuit.

Les risques de circulation et de transport

Les salariés se déplacent fréquemment tant dans leurs ateliers que dans leurs entreprises ainsi que sur la voie publique. Ces déplacements sont à l’origine de chutes de plain-pied ou de dénivelés, de glissades, de chocs ou d’autres blessures qui sont des accidents du travail. Les accidents de la route sont également considérés sous certaines conditions comme ayant un caractère professionnel.

Risque ou Danger ? La différence

Danger : Propriété ou capacité intrinsèque d’un équipement, d’une substance, d’un procédé de causer un dommage à la santé des salariés.

Risque : Le risque est constitué lorsqu’un ou plusieurs salariés sont exposés à un danger. Le risque se caractérise par une occurrence (fréquence ou probabilité d’exposition au danger) et par un niveau de gravité potentiel.

Les concepts en matière de SSCT

Qu’est-ce qu’une véritable politique de santé, sécurité et d’amélioration des conditions de travail ?

Une véritable politique en matière de santé, de sécurité et d’amélioration des conditions de travail est fondée sur la volonté de l’employeur de s’engager dans une approche collective de la prévention en tenant compte des réalités de l’entreprise. Elle s’intègre dans la stratégie globale et le projet de l’entreprise. Des mesures concrètes témoignent des intentions affichées par l’employeur. Les résultats du plan d’action sont mesurés à partir d’objectifs et d’indicateurs associés fixés en amont et en associant tous les acteurs de la santé et de la sécurité au travail.

Suivi et évaluation de la politique SSCT par le CSE

Le CSE, nouvelle instance représentative du personnel fusionnant toutes les instances jusqu’alors existantes en entreprise, reprend les attributions générales dévolues au CHSCT. Il formule, à son initiative, et examine, à la demande de l’employeur, toute proposition de nature à améliorer les conditions de travail, d’emploi et de formation professionnelle des salariés, leurs conditions de vie dans l’entreprise ainsi que les conditions dans lesquelles ils bénéficient de garanties collectives complémentaires. Une commission santé, sécurité et conditions de travail centrale est mise en place dans les entreprises d’au moins 300 salariés. Elle se voit confier par délégation du CSE tout ou partie des attributions du comité relatives à la santé et à la sécurité.

Pour cela, s’appuyer sur une méthodologie commune est utile et nécessaire pour la réussite et la dynamisation du CSE. ( editions-tissot )

Afin de se forger une opinion sur la politique de maîtrise des risques de l’employeur, les élus peuvent s’aider de la grille « Suivi de la politique de santé, sécurité et conditions de travail » et du questionnaire « Évaluation de la politique de maîtrise des risques ».

risques professionnel
Suivi de la politique de santé, sécurité et conditions de travail

Qu’est-ce qu’une véritable politique de santé, sécurité et d’amélioration des conditions de travail ? (suite)

QuestionsJamaisSouventToujours
Chaque année, des objectifs en SSCT avec des indicateurs associés sont fixés.
La politique SSCT est construite avec un groupe de travail pluridisciplinaire (médecin du travail, élus, référent SSCT, etc.).
La question de la santé et sécurité au travail est intégrée dans toutes les fonctions et à tous les échelons de l’entreprise.
Un dispositif de veille anticipe l’émergence de nouveaux risques professionnels ou de risques non connus.
La prévention des risques est au cœur des pratiques managériales (réunion, rappel des consignes, signalement
des dangers, etc.).
La direction tient compte des avis du CSE en matière de santé, sécurité et conditions de travail.
En cas de changements importants, une évaluation des risques potentiels est réalisée systématiquement.
Des indicateurs de suivi et de moyens suivent le déploiement des objectifs en matière SSCT.
La politique de SSCT repose sur la notion d’amélioration continue avec une évaluation régulière du fonctionnement et
de l’organisation des dispositifs de SSCT.

Qu’est-ce que l’ergonomie ?

« Ergon » en grec signifie travail, et « nomos » les règles. L’ergonomie repose sur l’analyse de la situation de travail en s’appuyant sur des concepts, des méthodes et des techniques. Elle poursuit le double objectif d’optimiser le bien-être au travail et la performance de l’entreprise. Elle s’intéresse à l’activité exercée d’une ou plusieurs personnes en tenant compte de leur environnement physique de travail, de la charge cognitive et des
facteurs organisationnels.

Ergonomie physique

L’ergonomie physique s’intéresse notamment aux postures de travail, à la disposition du poste de travail, à l’ambiance physique, à la manipulation des outils, aux gestes répétitifs et aux troubles musculosquelettiques, etc.
Afin d’évaluer la charge physique, elle utilise des méthodes dynamiques (observation, entretien collectif, etc.) et des outils d’analyse de l’activité et de métrologie (sonomètre, luxmètre, dosimètre, etc.).

Ergonomie cognitive

L’ergonomie cognitive concerne les processus mentaux (mémoire, attention, prise de décision, raisonnement, perception, etc.) et ses impacts sur les interactions entre les personnes, la santé et la sécurité. Les thèmes de prédilection portent sur le stress, la charge mentale, l’interaction entre l’homme et la machine et la fiabilité humaine.

Ergonomie organisationnelle

L’ergonomie organisationnelle se rapporte à l’optimisation des systèmes sociotechniques : culture d’entreprise, organisation du travail, travail coopératif, communication, etc.

Les méthodes et les outils de l’ergonomie sont utilisés pour évaluer les risques professionnels, à savoir : analyse documentaire, observation, entretien, questionnaire et métrologie (mesure du bruit, des vibrations, de l’éclairage, etc.).

Quels sont les principes généraux de la prévention ?

La démarche de prévention des risques mise en place par l’employeur s’appuie sur 9 principes généraux incontournables :

  • éviter les risques ;
  • évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités ;
  • combattre les risques à la source ;
  • adapter le travail à l’homme, en particulier en ce qui concerne la conception des postes de travail ainsi que le choix des équipements de travail et des méthodes de travail et de production, en vue notamment de limiter le travail monotone et le travail cadencé, et
    de réduire les effets de ceux-ci sur la santé ;
  • tenir compte de l’état de l’évolution technique ;
  • remplacer ce qui est dangereux par ce qui ne l’est pas ou ce qui l’est moins ;
  • planifier la prévention en y intégrant, dans un ensemble cohérent, la technique, l’organisation du travail, les conditions de travail, les relations sociales et l’influence des facteurs ambiants, notamment les risques liés au harcèlement moral et au harcèlement sexuel, et ceux liés aux agissements sexistes ;
  • prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de protection individuelle ;
  • donner les instructions appropriées aux travailleurs.

Qu’est-ce qu’un risque professionnel ?

Un risque professionnel se caractérise par l’exposition d’une personne à un danger pouvant engendrer un accident du travail ou une maladie professionnelle. Par exemple, l’exposition au bruit peut engendrer une surdité, créer de la fatigue, du stress, diminuer la concentration, etc.

Pour chaque risque professionnel, il convient de connaître ses caractéristiques : sa définition, ses valeurs limites d’exposition, ses effets et dommages éventuels, les mesures possibles de prévention et la réglementation d’utilisation. Voir le tableau ci-après.

Risques professionnel électricien

Risque électrique
DéfinitionProduction d’un accident par contact direct avec un conducteur nu ou par contact indirect via une masse mise accidentellement sous tension par défaut d’isolement.
Effets possiblesÉlectrocution provoquant le décès, électrisation
par le choc électrique, brûlures, contusions,
feux d’origine électrique.
Mesures de préventionPrivilégier la basse tension, protection des
pièces nues sous tension, alarmes, coupures
d’urgence, contrôle et maintenance des
installations, consignation, etc.
RéglementationCode du travail
Caractéristiques du risque électrique

Fiches des risques professionnels à télécharger

Liste des risques professionnelsnon exhaustive

Les risques professionnels peuvent être très nombreux, et de toute sorte. Voici une liste des risques professionnels non exhaustifs

Ambiance lumineuse ED 85
Ambiance thermique ED 773
Biologique ED 117|ED 6034|ED 4410|TJ 24
Bruit ED 6103|ED 6035|R 470
Chimique ED 59|ED 6027
Chutes de plain-pied et de hauteur ED 6210|ED 975
Circulations et déplacements ED 975
Déplacements professionnels ED 6202
Électricité ED 6187|ED 6177
Incendie et explosion ED 6230 |ED 990| ED6054 |ED 970
Intervention de sous-traitants ED 941
Machines et outils ED 4450 |ED 6270
Manutention manuelle
Manutention mécanisée ED 766|ED 6269
Rayonnements ED 932 |ED 6071|ED 4203
Risques psychosociaux ED 6012|ED 6250|D 6140
Risques routiers ED 934|ED 935
Travail isolé ED 6288|TS739 page 50
Travail sur écran ED 923|ED 922|ED 924
Troubles musculo-squelettiques ED 6094|ED 6057
Vibrations |ED 6283

En quoi consiste l’évaluation des risques professionnels ?

Point de départ de toute démarche de prévention, l’évaluation des risques professionnels se décline en 3 étapes :

  1. préparer l’évaluation des risques ;
  2. identifier et classer les risques ;
  3. proposer des mesures de prévention.

Classement du risque

Le classement d’un risque se compose de trois phases distinctes : éva‑ luation du risque brut, appréciation de l’efficacité des mesures de prévention existante, puis évaluation du risque résiduel.

Pour estimer la fréquence et la gravité du risque, on se base sur une échelle de hiérarchisation des risques professionnels (voir tableau ci-après).

Fréquence d’expositionGravité potentielle
1 Rare : 1 fois par an1 Dommage mineur, pas d’arrêt
de travail
2 Occasionnelle : 1 fois par mois2 Dommages sévères, arrêt de
travail inférieur à 21 jours
3 Fréquente : 1 fois par semaine3 Dommages graves, arrêt de
travail supérieur à 21 jours
4 Continue : tous les jours4 Dommages très graves, causant
une incapacité permanente,
voire un décès
Hiérarchisation des risques professionnels (exemple)

Évaluation du risque brut

Le risque brut est obtenu en multipliant la fréquence d’exposition par la gravité potentielle :

Risque brut = fréquence d’exposition x gravité potentielle

Exemple

Soulever quotidiennement des charges unitaires de 20 kg, soit environ 850 kg par jour, peut entraîner une lombalgie, voire un accident cardiovasculaire, occasionnant un arrêt de travail de plus de 21 jours. D’après le tableau ci-dessus, on obtient :

• Fréquence d’exposition : tous les jours  4
• Gravité potentielle : arrêt de travail > 21 jours  3
• Risque brut  fréquence x gravité : 4 X 3 = 12

Évaluation du risque résiduel

Le risque résiduel est le résultat de la correction du risque brut en tenant compte de l’efficacité des mesures de prévention ( voir tableau ci-après )

Maîtrise des risquesCoefficient
Mesures de prévention adaptées et suffisantes0.25
Mesures de prévention inadaptées et/ou insuffisantes0.5
Mesures de prévention inexistantes1
Pondération d’un risque (Exemple)

Exemple
Dans le cas ci-dessus, les mesures de prévention sont : diversité des activités, formation PRAP. D’après le tableau de « pondération d’un risque », les mesures de prévention peuvent être considérées insuffisantes. Le risque résiduel est estimé à : 6  Risque brut (12) x Coef. (0.50)
Dans le cas où une aide mécanique complète les mesures existantes, le risque résiduel est ramené à : 3  Risque brut (12) X Coef. (0.25)

L’employeur doit reporter le résultat de l’évaluation des risques dans le document unique d’évaluation des risques de l’entreprise ou de l’établissement.

Risques professionnel concept et définitions 1
Cartographie des risques professionnels (exemple)
Niveaux de prioritéCotation du risqueCaractéristiques
1≥ 9Le risque peut avoir des conséquences très
graves sur la santé physique et mentale
pour les personnes exposées à ces risques,
nécessitant un arrêt immédiat des situations
dangereuses. Des mesures de prévention
doivent être mises en place de toute urgence.
2≥ 4 et < 9Le risque est très important et nécessite des
actions correctives immédiates. Une réflexion
collective recherchera d’autres actions de
prévention à mettre en place à moyen terme.
3< 4Le risque est mineur. Une action de
prévention immédiate pourra l’éliminer
complètement.
Évaluation des risques

Comment évaluer risques professionnels ? Document unique d’évaluation des risques professionnels

L’évaluation des risques professionnels constitue le socle de l’organisation sécurité de l’entreprise. C’est à partir de ces constats que l’entreprise pourra planifier la prévention et mettre en place une organisation propre à répondre aux objectifs de santé et de sécurité des salariés fixés par le législateur. L’évaluation des risques doit se faire si possible en continu. Elle doit être l’image du travail réel et non pas du travail prescrit.

La participation des salariés et des acteurs de la prévention est impérative pour obtenir l’efficience. C’est aussi souvent l’occasion pour tous les acteurs d’une prise de conscience. L’évaluation des risques est transcrite dans le Document unique dont le format est libre. Ce document doit être mis à jour annuellement et lors de tout changement ayant un impact sur les conditions de travail.

Pour plus de détails voir :

Quels sont les objectifs de l’évaluation des risques professionnels ?

L’objectif est d’identifier les dangers auxquels sont exposés les salariés et d’évaluer le risque lié à cette exposition. L’évaluation des risques se doit donc d’être la plus proche des conditions de travail réelles, ce qui nécessite l’implication des salariés, d’une manière ou d’une autre. Cette démarche doit conduire à proposer des mesures d’amélioration qui sont traduites en plan d’actions et intégrées à la planification de la prévention par la personne ayant l’autorité et les moyens correspondants.

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