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Les sept outils de la qualité ( les outils de base) est une désignation donnée à un ensemble fixe de techniques graphiques identifiées comme étant les plus utiles pour la résolution des problèmes liés à la qualité. Ils sont appelés de base parce qu’ils conviennent aux personnes ayant peu de formation formelle en statistiques et parce qu’ils peuvent être utilisés pour résoudre la grande majorité des problèmes liés à la qualité.

Aujourd’hui, la notion de qualité est omniprésente dans nos vies. Tout peut être qualité, et même la qualité peut être qualité. Cela dit, qu’est-ce que la qualité ? C’est une question que beaucoup se posent, y compris dans le monde professionnel.

L’amélioration continue fait partie intégrante de la culture de l’entreprise. Elle permet à l’entreprise de progresser et de gagner en compétitivité. De plus en plus de managers et de dirigeants mettent en place des outils de mesure et d’amélioration continue.

Alors c’est quoi la qualité totale – démarche de gestion de la qualité?

La qualité totale est une démarche de gestion de la qualité dont l’objectif est l’obtention d’une très large mobilisation et implication de toute l’entreprise pour parvenir à une qualité parfaite en réduisant au maximum les gaspillages et en améliorant en permanence les éléments de sortie (outputs).

Et pour atteindre cela, Ishikawa a proposé ce que l’on a appelé les sept outils initiaux de la qualité.

Quelles sont les Trois types de qualité pour la satisfaction du client dans toute industrie ?

Pour toute entreprise, l’entité de première importance est l’utilisateur final, que l’on appelle le client. Le mot « client » comprend le mot « custom » qui signifie « demande spéciale ». Ainsi, chaque organisation commerciale s’efforce de satisfaire les niveaux de satisfaction du client. Cela conduit à une amélioration continue des processus de l’industrie ou de l’organisation. Cela conduit à l’innovation et à la génération de nouvelles idées pour répondre aux exigences spécifiques du client.

Le concept de « plaisir du client » est devenu un vieux concept et, ces derniers temps, les clients attendent quelque chose de plus que du plaisir. Le processus en trois étapes pour offrir quelque chose de plus que le plaisir consiste à atteindre trois types de qualité, à savoir la qualité de base, la qualité de la performance et la qualité de l’enthousiasme.

Lorsque ces étapes sont successivement respectées, le client est sûr d’obtenir plus de satisfaction que prévu. Cela peut le faire revenir pour d’autres affaires et inciter d’autres clients à faire affaire avec notre organisation.

  1. Qualité de base
  2. Qualité de performance
  3. Qualité de l’excitation

Quels sont les 7 outils de la qualité ? et que veut-on dire par les sept outils initiaux de la qualité ?

Les 7 outils initiaux de la qualité ont été initialement conçus pour effectuer le management de la qualité mais la beauté de la chose c’est qu’ils sont aussi très utiles comme outil de gestion de façon plus globale. ils permettent de recueillir, d’illustrer et d’expliquer les faits de façon à faciliter l’analyse d’un problème.

Ces 7 outils sont constitués de la feuille de relevés, des histogrammes, du diagramme de Pareto, des cartes de contrôle, du diagramme cause-effet, du diagramme de corrélation, et des graphiques.

7 outils de la qualité

Sept outils de la qualité de base – Quel est l’intérêt des ces outils ?

Il existe sept outils (outils de la qualité) de base de la qualité, qui peuvent aider une organisation à la résolution des problèmes et à améliorer les processus. Le premier gourou qui a proposé sept outils de base était le Dr Kaoru Ishikawa en 1968, en publiant un livre intitulé « Gemba no QC Shuho » qui concernait le management de la qualité par des techniques et des pratiques pour les entreprises japonaises.

Il était destiné à être appliqué pour « l’auto-apprentissage, la formation des employés par les contremaîtres ou dans les groupes de lecture QC au Japon. C’est dans ce livre que les sept outils de base du contrôle de la qualité ont été proposés pour la première fois. ressource précieuse lors de l’application des sept outils de base (Omachonu et Ross, 2004).

Ces sept outils de base du contrôle de la qualité, qui ont été présentés par le Dr Ishikawa, sont :

  • 1) les feuilles de contrôle ;
  • 2) les graphiques (analyse des tendances) ;
  • 3) les histogrammes ;
  • 4) les diagrammes de Pareto ;
  • 5) de cause à effet ;
  • 6) de dispersion ;
  • 7) les cartes de contrôle.

La figure indique les relations entre ces sept outils et leurs utilisations pour l’identification et l’analyse de l’amélioration de la qualité (Kerzner, 2009).

Figure 1 : Les sept outils de contrôle de la qualité (Kerzner, 2009).
Figure : Les sept outils de contrôle de la qualité (Kerzner, 2009).

Le diagramme de Pareto

Appelé aussi Règle des 80/20 ou bien Courbe « ABC ». Son but est de faire apparaître les causes les plus importantes qui sont à l’origine du plus grand nombre d’effets. Sachant que 20% des causes sont à l’origine de 80% des conséquences.

Cette méthode simple, claire et efficace permet la prise de décision par le groupe. Le diagramme de Pareto est un diagramme en colonnes, exposant et classant, par ordre décroissant d’importance, les causes ou problèmes.

La hauteur des colonnes est alors proportionnelle à l’importance de chaque cause. Donc plus la surface de colonne est grande et plus la cause ou le problème est important.

Ce diagramme est élaboré en plusieurs étapes :

  1. Lister les problèmes ou causes
  2. Quantifier l’importance de chacun
  3. Déterminer le pourcentage de chacun par rapport au total
  4. Classer ces pourcentages par valeurs décroissantes, la rubrique « divers » étant toujours en dernier rang
  5. Représenter graphiquement le diagramme

Il peut être complété par la courbe des valeurs cumulées dont les points sont déterminés par l’addition des valeurs de tous les problèmes ou causes identifiés précédents, jusqu’à obtenir 100%.

La courbe ABC , quant à elle, découpe la courbe de Pareto en trois segments A, B et C :

  1. • « A » représente 75 à 80% de l’ensemble
  2. • « A » + « B » représente 90 à 95% de l’ensemble
  3. • « A » + « B » + « C » représente 100% de l’ensemble

Ainsi, lorsque les causes correspondant au segment « A » sont traitées, 75 à 80% du problème sont supprimés. Par cet outil, les priorités d’action sont donc rapidement visualisées.

Le diagramme d’Ishikawa – Outil 5m

Le diagramme d’Ishikawa ou Le diagramme causes effets, le diagramme en arêtes de poisson (d’après sa forme), son but est d’analyser et visualiser le rapport existant entre un problème (effet) et toutes ses causes possibles. Le diagramme d’Ishikawa est un outil graphique qui sert à comprendre les causes d’un défaut de qualité ; il sert à analyser le rapport existant entre un problème et toutes les causes possibles.

il permet de :

  • De classer les causes liées au problème posé
  • De faire participer chaque membre à l’analyse
  • De limiter l’oubli des causes par le travail de groupe
  • De fournir des éléments pour l’étude de ou des solutions

Le diagramme de corrélation de dispersion

Il permet d’illustrer la relation entre deux phénomènes variables et d’observer l’influence de l’une sur l’autre.

Le calcul et le tracé de la droite de régression est très utile pour prévoir la valeur de Y en fonction de X. En effet, il permet d’exprimer sous forme mathématique la relation entre les variables X et Y.

Son utilisation passe par plusieurs phases :

  1. Déterminer les deux phénomènes à étudier (CauseEffet).
  2. Recueillir les paires de données à utiliser.
  3. Tracer la cause sur l’axe des X et l’effet sur l’axe des Y.
  4. Pointer, sur le graphique, les paires de données.
  5. Trouver l’équation de la droite de régression (Y = aX + b), calculer le cœfficient de corrélation r2 et tracer la droite de régression.
  6. Analyser le graphique.

Les feuilles de relevés

Elle consiste en un imprimé qui facilite le stockage, le pointage des informations ainsi que leur analyse. Elle permet d’appuyer le raisonnement sur des faits précis et incontestables.

Les graphiques

Les graphiques permettent de visualiser des données. Il en existe de nombreuses sortes : les plus connus sont à points, lignes, barres ou aires. Un nouveau type de graphique appelé GRAPHIQUE RADAR rencontre beaucoup de succès dans la gestion de la qualité.

Le Graphique RADAR

Il compare plusieurs caractéristiques dans plusieurs dimensions :

Exemple 1: comparaison des caractéristiques performances, coût, fiabilité et délai de livraison pour 3 produits différents.

Le Graphique RADAR

Exemple 2 : conformité aux 20 chapitres de la norme ISO 9001.

Le Graphique RADAR

Les cartes de contrôles

La carte de contrôle est une présentation graphique des données relevées. C’est un cas particulier de la fiche de collecte des données.
Toute activité, quelle que soit sa précision, produit des variations. La carte de contrôle permet de mesurer ces variations et visualiser la tendance des mesures.

La carte de contrôle permet de pointer l’état de la performance considérée à un moment donné et de le comparer aux objectifs fixés.

L’utilisation de la carte de contrôle passe par plusieurs phases :

  • Déterminer la variable à mesurer et la méthode de mesure.
  • Déterminer l’objectif (plage des mesures) en fixant la valeur optimale (valeur moyenne), la valeur minimale et la valeur maximale.
  • Tracer le graphique qui servira pour la collecte et la présentation des données : Axe des X, axe des Y, axe correspondant à la valeur optimale, axe correspondant à la valeur minimale et l’axe correspondant à la valeur maximale.
  • Pointer les valeurs de mesure sur le graphique et relier les points par des segments de droite.
  • Analyser le graphique, en comparant les mesures par rapport aux limites fixées, pour déterminer l’état de la performance considérée.

Les outils qualité des données Histogramme

L’histogramme est un outil très utile pour décrire la distribution de fréquence des valeurs observées d’une variable. distribution de fréquence des valeurs observées d’une variable. Il s’agit d’un type de diagramme à barres qui visualise à la fois les attributs et les données variables d’un produit ou d’un processus. Il aide également les utilisateurs à montrer la distribution des données et la quantité de variation dans un processus. au sein d’un processus. Il affiche les différentes mesures de tendance centrale (moyenne, mode et moyenne).

Il doit être conçu correctement pour que les personnes travaillant dans le processus d’exploitation puissent facilement les utiliser et les comprendre. En outre, un un histogramme peut être utilisé pour étudier et identifier la distribution distribution sous-jacente de la variable étudiée (Omachonu et Ross, 2004 ; Forbes et Ahmed, 2011). La figure 3 illustre un histogramme de la fréquence des défauts dans un processus de fabrication. défauts dans un processus de fabrication.

Amdec l’outils de l’amélioration continue

Que peut apporter l’AMDEC à une organisation ? Deux notions étroitement liées répondent à cette question :

  • la structuration d’une démarche préventive ;
  • une dynamique performante pour des équipes de travail.

La prévention tout d’abord, est l’exigence du consommateur désireux de produits toujours plus sûrs, et celle des organisations toujours plus concernées par l’innocuité des produits mis sur le marché. Il s’agit d’un travail d’équipe dans l’organisation, mais également avec ses partenaires, motivés par un même désir de satisfaire le consommateur… Le nombre d’acteurs croissant dans nos activités nous oblige, de plus en plus, à utiliser des méthodes de travail facilitant la mise en commun des informations. La méthode qui s’impose aujourd’hui en matière de prévention est l’AMDEC, sous ses différentes formes.

Elle est également un des outils de l’amélioration continue. Les exigences de la norme ISO 9001 portent sur la capacité à s’améliorer de manière continue. Plus de détails dan l’article : La méthode AMDEC FMEA processus comment et pourquoi ?

Télécharger – En PDF – La-boite-a-outils-du-Responsabl-Florence-Gillet-Goinard-Bernar 3ème Edition

La norme ISO 9001 V2015 UN RÉFÉRENTIEL INTERNATIONAL D’ORGANISATION EN MATIÈRE DE QUALITÉ

La norme ISO 9001 (International Standard Organization) est un texte international de référence qui liste les exigences minimales auxquelles doit satisfaire une organisation pour bénéficier du certificat ISO. Lorsque l’entreprise satisfait à ces exigences, cela signifie qu’elle a atteint un excellent niveau de maîtrise de ses processus. Un audit externe indépendant permet de valider la réalité de cette maîtrise. Actuellement la norme en vigueur est la norme ISO 9001 V2015.

Pourquoi l’utiliser ?

Objectif : L’objectif, pour une entreprise qui s’engage dans une démarche de certification ISO 9001, est soit de conforter une démarche qualité déjà existante, soit d’initier cette démarche à l’occasion de ce projet. C’est souvent également une solution pour donner une motivation supplémentaire au personnel de l’entreprise en matière de bonnes pratiques quotidiennes.

Contexte : Certaines entreprises sont amenées à se faire certifier pour des raisons purement commerciales, sous la pression de leurs clients, qui exigent de leur part un minimum de sérieux en matière de qualité. D’une manière générale, la certification doit être bien expliquée en interne en la présentant comme une opportunité de progrès pour l’ensemble des équipes, plutôt qu’une obligation pour satisfaire les clients ou la réglementation.

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Laghouati Mohame El Amine Ingénieur d'état